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	<description>Institut de développement, de recherche et de réconciliation.</description>
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	<title>ID2R</title>
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		<title>Déclaration politique d&#8217;ID2R</title>
		<link>https://id2r.org/declaration-politique-did2r/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 14:32:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1 – Nous reconnaissons que notre engagement en politique est une réponse à un appel de Dieu. Ce n’est ni une volonté personnelle, ni en premier lieu une réponse à un besoin, mais il repose sur un fondement divin qui nous dépasse. 2 – Nous reconnaissons que notre engagement politique s’enracine dans notre vision du monde : ce monde n’est gouverné ultimement ni par la puissance financière ni par les puissances des ténèbres mais il demeure sous l’autorité du Seigneur. 3 – Le plan souverain de Dieu est un plan rédempteur. Il concerne chaque individu chaque nation, et la nôtre en particulier. C’est un plan de réconciliation et de renouvellement qui passe par la manifestation pleine et entière de la victoire du Seigneur sur le mal. Cette bonne nouvelle doit être annoncée à chaque individu et dans chaque sphère de la société. 4 – Notre engagement politique se nourrit de la vision et de l’espérance de la nouvelle terre et des nouveaux cieux, aboutissement du salut de Dieu, sur laquelle la justice habitera et qui régira la vie des nations pour l’éternité. 5 – Aujourd’hui, nous servons le projet de Dieu, chacun à notre place, et selon l’appel spécifique qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>1 – Nous reconnaissons que notre engagement en politique est une réponse à un appel de Dieu. Ce n’est ni une volonté personnelle, ni en premier lieu une réponse à un besoin, mais il repose sur un fondement divin qui nous dépasse.</p>
<p>2 – Nous reconnaissons que notre engagement politique s’enracine dans notre vision du monde : ce monde n’est gouverné ultimement ni par la puissance financière ni par les puissances des ténèbres mais il demeure sous l’autorité du Seigneur.</p>
<p>3 – Le plan souverain de Dieu est un plan rédempteur. Il concerne chaque individu chaque nation, et la nôtre en particulier. C’est un plan de réconciliation et de renouvellement qui passe par la manifestation pleine et entière de la victoire du Seigneur sur le mal. Cette bonne nouvelle doit être annoncée à chaque individu et dans chaque sphère de la société.</p>
<p>4 – Notre engagement politique se nourrit de la vision et de l’espérance de la nouvelle terre et des nouveaux cieux, aboutissement du salut de Dieu, sur laquelle la justice habitera et qui régira la vie des nations pour l’éternité.</p>
<p>5 – Aujourd’hui, nous servons le projet de Dieu, chacun à notre place, et selon l’appel spécifique qui est le nôtre, au sein d’organisations politiques différentes, conscient de notre appartenance au même royaume.</p>
<p>6 – Nous affirmons l’incompétence de l’Etat en matière théologique mais également son autorité face aux troubles à l’ordre public. Nous défendons le bien fondé de la séparation de l’Etat avec toute organisation religieuse et/ou philosophique. Nous veillerons à ce que soit garantis la liberté d’expression, de conscience et de culte pour chaque citoyen.</p>
<p>7 – Notre engagement politique vise la recherche de la paix et du bien commun, en accord avec les principes de vie enseignés dans la Bible. Il est accompagné de prières pour les autorités croyant que Dieu les a instituées et qui elles devront lui rendre compte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Rencontre de Nîmes.</em></p>
<p><em>16-18 juillet 04.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La réforme et l&#8217;éducation</title>
		<link>https://id2r.org/la-reforme-et-leducation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 14:33:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Calvin]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le contexte Pour bien comprendre l’apport de la Réforme à l’éducation chrétienne, il est nécessaire de s’arrêter sur l’époque de la Renaissance. Les historiens hésitent toujours à fixer les mouvements de pensée, les processus d’évolution par des dates précises ; tenant compte de ce cela, nous situerons la Renaisssance entre le XIVe et le XVIe siècle, avec toutes les réserves d’usage. Il faut mentionner par exemple l’influence d’auteurs qui précèdent cette période, comme Thomas d’Aquin, Roger Bacon… On peut définir schématiquement l’évolution de philosophique et religieuse de cette époque comme le passage d’une société chrétienne (au sens de chrétienté médiévale) à une société qui prône l’autonomie de l’homme par rapport à la tutelle de la religion. Ou encore le passage d’une société entièrement dépendante, dominée par l’église à une société tournée essentiellement vers l’homme. C’est l’amorce du passage à une société laïque, dans laquelle l’église continue de dominer, et l’athéisme n’a pas encore sa place. Rappelons qu’il s’agit d’un processus, d’une évolution progressive des mentalités. Pendant cette période, on assiste à un développement artistique, culturel et économique (dans lequel on peut discerner les signes précurseurs du capitalisme); La philosophie humaniste se répand. Le but de l’homme n’est plus tant de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Le contexte</h2>
<p><strong>Pour bien comprendre l’apport de la Réforme à l’éducation chrétienne, il est nécessaire de s’arrêter sur l’époque de la Renaissance.</strong></p>
<p>Les historiens hésitent toujours à fixer les mouvements de pensée, les processus d’évolution par des dates précises ; tenant compte de ce cela, nous situerons la Renaisssance entre le XIVe et le XVIe siècle, avec toutes les réserves d’usage. Il faut mentionner par exemple l’influence d’auteurs qui précèdent cette période, comme Thomas d’Aquin, Roger Bacon…</p>
<p>On peut définir schématiquement l’évolution de philosophique et religieuse de cette époque comme le passage d’une société chrétienne (au sens de chrétienté médiévale) à une société qui prône l’autonomie de l’homme par rapport à la tutelle de la religion. Ou encore le passage d’une société entièrement dépendante, dominée par l’église à une société tournée essentiellement vers l’homme.</p>
<p>C’est l’amorce du passage à une société laïque, dans laquelle l’église continue de dominer, et l’athéisme n’a pas encore sa place.</p>
<p>Rappelons qu’il s’agit d’un processus, d’une évolution progressive des mentalités. Pendant cette période, on assiste à un développement artistique, culturel et économique (dans lequel on peut discerner les signes précurseurs du capitalisme); La philosophie humaniste se répand.</p>
<p>Le but de l’homme n’est plus tant de glorifier Dieu que de jouir librement et pleinement de la vie. Ainsi apparaissent de nouvelles attitudes telles que la confiance absolue dans la capacité de l’homme.</p>
<p>Il faut mentionner le plus célèbre des humanistes de cette époque : Erasme de Rotterdam (1466 ?-1536).</p>
<p>Alors que la Renaissance se concentre sur l’autonomie de l’homme, la Réforme met l’accent sur le Dieu infini et personnel qui se révèle dans l’Ecriture.</p>
<p><strong>La société dans laquelle va évoluer la Réforme n’est donc plus tout à fait celle du Moyen-Age, mais elle n’est pas encore celle que nous connaissons aujourd’hui. Le processus de sécularisation n’a pas encore atteint le degré de développement que nous lui connaissons à l’heure actuelle, mais il est déjà engagé (Gangel, p138). Dans ce contexte, les princes du XVIe siècle sont toujours considérés comme les représentants de Dieu, et l’éducation reste sous le contrôle de l’état. Dans ce sens, on pourrait avoir les mêmes réserves pour cette époque que celles que nous avons émises pour le Moyen-Age. Cependant, si le contexte social est bien différent de celui d’aujourd’hui, l’exercice du ministère catéchétique de l’église de la Réforme offre un exemple d’une qualité indéniable.</strong></p>
<p>Il ne s’agit pas de retracer l’histoire de la Réforme protestante, ni d’en exposer le contenu théologique. Nous nous contenterons d’analyser l’attitude des Réformateurs face au ministère catéchétique de l’église et de voir la relation entre réveil religieux et enseignement biblique.</p>
<p>Le rayonnement intellectuel des Réformateurs était tel que leur action dans le domaine de l’éducation va dépasser le cadre de l’église et du catéchisme. Ils vont promouvoir une éducation générale de haut niveau alliée à un enseignement biblique profond.</p>
<p>A l’autorité de l’église et du pape, la Réforme allait substituer l’autorité de l’Ecriture et la responsabilité individuelle face au salut. Ces nouvelles théories contenaient en elles-mêmes la nécessité pour chacun de lire la Bible, d’être instruit au cours des services religieux et de conformer sa vie à ce que Dieu exigeait de lui.</p>
<p>L’accent sur la liberté de jugement et la responsabilité personnelle en matière de foi avait pour conséquence naturelle le développement du concept de participation et de responsabilité dans tous les domaines.</p>
<p>La naissance de la démocratie et l’éducation universelle sont des fruits logiques des conceptions protestantes concernant l’interprétation et l’autorité de la Bible.</p>
<p>Nous considèrerons l’oeuvre de Luther, Mélanchton et Calvin en ce domaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les précurseurs</h2>
<p>La Réforme n’est pas née dans un vide spirituel. Depuis plusieurs siècles, des groupes de croyants réagissaient contre le dogme catholique romain et souhaitaient un retour aux enseignements du Christ.</p>
<p>De ce nombre sont les Vaudois (XIIs), les Lollards (XIVe s), ces prédicateurs laïcs formés par John Wycliff, les Hussites, les partisans de Jean Huss.</p>
<p>Chacun de ces pré-réformateurs a encouragé l’enseignement et l’étude personnelle de la Bible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Martin Luther (1483-1556)</h3>
<p>Luther va régir violemment contre la scholastique médiévale qu’il juge dangereuse pour le développement moral des enfants. Il veut privilégier l’étude de la Bible par rapport à l’étude des classiques, à l’honneur chez les humanistes. Ne trouvant pas d’écho à ses positions dans l’église, Luther va se tourner vers les princes réformés, qui, selon le Réformateur allemand, reçoivent cette responsabilité de la part de Dieu. Pour lui, les pasteurs et les princes doivent collaborer dans la tâche d’éducation.</p>
<p>Luther a une conscience très aiguë du rôle des dirigeants politiques qui dans l’exercice du pouvoir doivent constamment rechercher la « prospérité et l’amélioration de la cité ». (Luther aux maires et conseillers municipaux de toutes les villes d’Allemagne en faveur des écoles chrétiennes).</p>
<p>Dans la philosophie de l’éducation de Luther, la famille détient un rôle fondamental : « il n’y a pas d’autre offense qui, du point de vue de Dieu afflige aussi lourdement l’humanité et mérite un châtiment aussi grand que la négligence dans l’éducation des enfants. »</p>
<p>Si l’état est responsable de l’éducation des enfants, souvent à cause de l’incapacité des famille, les parents doivent superviser et permettre l’éducation des enfants en créant une atmosphère favorable à l’étude.</p>
<p>Dans son souci majeur de permettre à chaque citoyen de lire la Bible, Luther a mis l’accent sur la nécessité d’une éducation obligatoire et accessible à tous. Il va aussi s’attaquer à la réforme des programmes d’enseignement des écoles monastiques et des universités.</p>
<p>Dans le domaine de l’enseignement dans l’église, les catéchismes occupent une grande place à côté de l’Ecriture dont ils expliquent les concepts théologiques de base (les 10 commandements, le Notre Père, le crédo des apôtres…)</p>
<p>A cette époque, l’église dispose en effet d’un outil remarquable et tout à fait moderne, celui de l’imprimerie. Le catéchisme sera donc diffusé en livre imprimé pour la première fois dans l’histoire de l’église.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les catéchismes de Luther :</h3>
<ul>
<li>​en avril 1529, Luther publie le Grand Catéchisme, un exposé doctrinal en cinq parties,</li>
<li>​en mai 1529, il publie le Petit Catéchisme, au contenu semblable au précédent, mais sous la forme de questions-réponses. Dans sa préface, Luther explique lui-même la raison de cet ouvrage : « une tournée récente que j’ai faite pour inspecter les églises m’a révélé un état religieux pitoyable. Aussi, je me suis senti pressé, en présence d’une si grande misère spirituelle, de rédiger ce catéchisme qui présente la doctrine chrétienne sous une forme simple et précise. »</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Les méthodes qu’il préconise</h4>
<ul>
<li>​une discipline ferme mais motivée par l’amour;</li>
<li>​les aides visuelles,</li>
<li>​les illustrations,</li>
<li>​la répétition,</li>
<li>​la compréhension est considérée comme prioritaire sur la mémorisation.</li>
</ul>
<p>Il sera le seul éducateur de son époque à donner une large place à la musique dans sa conception des programmes d’éducation.</p>
<p>Toute l’activité de Luther peut être considérée comme une activité éducative au sens large.</p>
<p>Il reconnaît à la fonction d’enseignant l’appel le plus important avec celui de pasteur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Philippe Mélanchton (1497-1560)</h3>
<p>Nous citons ici Mélanchton, non pour des raisons théologiques ou d’importance, mais géographiques. En effet, nous restons en Allemagne.</p>
<p>La position de Mélanchton parmi les Réformateurs est particulière : au moment où Luther va rompre avec Erasme, lui va poursuivre ses relations avec l’humaniste et demeurer en même temps un proche collaborateur de Luther.</p>
<p>Erasme adopta une attitude moins radicale que Luther, pensant pouvoir réformer l’église de l’intérieur. Le désaccord entre les deux hommes portait entre autres sur la place prépondérante que le réformateur voulait donner à l’étude de l’écriture par rapport à l’étude des classiques.</p>
<p>Mélanchton, brillant érudit, va continuer de plaider en faveur de l’étude des classiques, tout en donnant la première place à l’écriture et à la théologie. C’est la raison de son excellente collaboration avec Luther.</p>
<p>Mélanchton est considéré comme le « père de l’humanisme chrétien » de par l’étendue de son érudition. Il va s’attaquer à la réorganisation du système scolaire saxon en 1527. Cette école sera la première école d’état, municipale de l’histoire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Ulrich Zwingli (1484-1531)</h3>
<p>Ce prêtre de Zurich sera parmi les réformateurs le plus proche d’Erasme et le plus complet.</p>
<p>Malgré la brièveté de son ministère (18 ans), son impact fut considérable. A son actif, il faut compter :</p>
<ul>
<li>​la création d’un institut théologique,</li>
<li>​la formation de pasteurs.</li>
</ul>
<p>Le style de l’institut théologique est à noter : il s’agissait d’une communauté de savants dans laquelle conférenciers et étudiants collaboraient ensemble.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Jean Calvin (1509-1564)</h3>
<p>Parmi les Réformateurs, il est le seul à avoir laissé un système théologique. Mélanchton l’appelait « le théologien ».</p>
<p>Trois ans après le début de son ministère qui date de 1533, il écrit l&rsquo; »Institution de la religion chrétienne », un exposé didactique des fondements de la doctrine chrétienne.</p>
<p>C’est à Genève qu’il va exercer la majeure partie de son ministère, de 1536 à 1564(à part une interruption de trois ans de 1538 à 1541 à Strasbourg).</p>
<p>La théologie calviniste est caractérisée par une profonde conscience de la souveraineté de Dieu, de la dépravation totale de l’homme et par la doctrine de la prédestination.</p>
<p>(Différence avec St-Thomas, pour qui le péché atteint la volonté de l’homme, mais non sa raison ; il y a donc une possibilité de connaître Dieu pour la raison humaine, d’où les preuves de l’existence de Dieu).</p>
<p>En 1557, Calvin fonde la célèbre Académie de Genève, dirigée par des savants reconnus, comme Théodore de Bèze.</p>
<p>Elle est divisée en deux parties :​la schola privata, jusqu’à 16 ans; la schola publica, qui est l’université (elle deviendra l’actuelle université de Genève).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Quelques catéchismes célèbres.</h4>
<ul>
<li>1563 : le catéchisme de Heildeberg.</li>
<li>​1643-48 : le catéchisme de Westminster.</li>
</ul>
<p>Il ne faut pas oublier le nombre impressionnant de manuels créés et utilisés localement et qui manifestent la vitalité de l’activité pédagogique des églises de l’époque. Le but de tous ces catéchismes était de « rendre le contenu de la Bible assimilable à tous les croyants », enfants, jeunes gens, et adultes. (Pierre Lestringant, p51).</p>
<p><em>« Le catéchisme n’est qu’un moyen mis à la disposition des églises, dans un temps d’extrême indigence, et pour l’enseignement des fidèles. Mais l’enseignement en vue duquel il est préparé revêt lui-même un caractère particulier. Il ne vise pas une simple acquisition de connaissances, il se propose de susciter la foi, de lui faire porter son fruit en chacun, et de rendre le croyant capable de la confesser. Il est l’instrument d’un ministère de l’église qui se distingue de la prédication, en ceci qu’il se propose moins l’entretien de la foi que son éclosion. Il est façonné pour un enseignement élémentaire qui doit être plus instructif encore que ne l’est la prédication, mais, qui, visant directement un résultat pratique chez l’enfant, s’insère dans le cadre plus personnel d’une pédagogie. » (Lestringant, p56).</em></p>
<p>Lestringant relève trois formes de ce ministère, d’après la « Discipline des Eglises Réformées de France de 1559 (p58-59) :</p>
<ul>
<li>​le catéchuménat dans sa forme habituelle, c’est-à-dire pour les enfants baptisé avant leur admission à la Cène,</li>
<li>​la catéchisation des fidèles au cours de réunions distinctes des assemblées dominicales et qui s’adresse aux adultes,</li>
<li>​la catéchisation à domicile, grâce à des visites périodiques, destinées soit à la famille entière, soit à un des membres en particulier.</li>
</ul>
<p>La restauration de ce ministère « n’est pas le fruit d’un long cheminement, mais, au contraire, se situe sur l’acte de naissance même du protestantisme. » (Lestringant, p52).</p>
<p><strong>Cette époque, pendant laquelle l’église a connu une « activité enseignante sans précédent » (Wack, p37), offre aussi une grande richesse de structures ecclésiales d’éducation. L’établissement des structures d’éducation précède leur formulation théorique. On peut parler d’explosion du ministère d’éducation chrétienne, suscitée par la prédication de la Parole de Dieu, fruit d’innombrables initiatives locales, ce qui prouve que ce ministère s’impose aux églises de la Réforme comme une nécessité vitale.</strong></p>
<p>Pierre Lestringant parle de « résurrection » du ministère catéchétique, qu’il considère comme étant une conséquence immédiate et naturelle du retour à la Bible. Le ministère de la prédication et le ministère catéchétique sont exercée avec le même empressement.</p>
<p>« Les deux ne visaient qu’un seul but : l’appropriation des vérités de l’Ecriture, mais se limitant à un choix, le ministère catéchétique s’appliquait à les ordonner avec soin en vue de l’éducation chrétienne des fidèles. » (Lestringant, p51).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La contre-Réforme</h2>
<p>Du côté de l’église romaine, on note la convocation en 1545 par Paul III du Concile de Trente, en vue de réformer l’église.</p>
<p>Le nom à retenir : Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, dont l’un des ministères principaux est la création d’écoles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Ainsi, les effets du réveil théologique et spirituel de la Réforme se sont fait sentir dans le domaine de l’éducation, par le développement de la scolarisation des enfants. Si la vocation première des écoles était l’instruction religieuse des enfants, elles assuraient en même temps l’éducation générale, par un phénomène « d’osmose entre catéchèse et école » (Wackenheim, p45).</p>
<p>La doctrine protestante portait en elle-même la nécessité d’une éducation chrétienne. Signalons les cinq contributions majeures de la Réforme dans ce domaine (selon Eavey) :</p>
<ul>
<li>​la traduction de la Bible dans le langage du peuple et sa large diffusion,</li>
<li>​un réveil de la prédication biblique et doctrinale,</li>
<li>​la place de l’enseignement dans les familles par l’utilisation des catéchismes pour les enfants,</li>
<li>​la création d’écoles pour enfants,</li>
<li>​la conception d’une éducation qui réunit le domaine religieux et le domaine classique (les humanistes).</li>
</ul>
<p>Remarque : il n’y a pas de mention de la nécessité de repenser les matières philosophiques d’un point de vue chrétien ; soit il faut étudier les classiques, soit les rejeter. Il faudra attendre le XIXe siècle avec Kuyper pour penser en termes de philosophie chrétienne. Abraham Kuyper (1837–1920) a ététhéologien, homme politique, homme d’État et journaliste néerlandais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Jean-Marc Potenti.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le protestantisme</title>
		<link>https://id2r.org/le-protestantisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 14:34:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jean Calvin]]></category>
		<category><![CDATA[Religions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le site de la Fédération Protestante nous propose une présentation du Protestantisme en 6 affirmations fondamentales. On retrouve dans chacune d’elles l’influence de Calvin, même si la justification par la foi a été la grande découverte de Luther, dont le ministère a précédé la conversion de Calvin. Néanmoins, ce dernier est reconnu comme ayant été le seul parmi tous les Réformateurs à définir un système de pensée et un corps de doctrine global. Ainsi, les affirmations qui ont fait connaître la Réforme trouvent chacune leur source dans la pensée de Calvin : &#160; À Dieu seul soit la Gloire, Soli Deo Gloria ​La recherche de la Gloire de Dieu en toutes choses et le refus de tout ce qui pourrait y porter atteinte préoccupe Calvin d’une manière particulière. Dieu seul doit être ​adoré, l’idolâtrie sous toutes ses formes doit être discernée et bannie sans délai. ​C’est pourquoi il mettra l’accent sur la souveraineté absolue de Dieu. Cette souveraineté est source de sécurité, d’assurance tant pour le salut personnel que pour ​l’espérance pour le monde. ​Tout est placé sous le contrôle bienveillant du Seigneur, qui conduit tout à bonne fin pour nous. ​Toute autorité humaine doit reconnaître la souveraineté de Dieu [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le site de la Fédération Protestante nous propose une présentation du Protestantisme en 6 affirmations fondamentales.</strong></p>
<p>On retrouve dans chacune d’elles l’influence de Calvin, même si la justification par la foi a été la grande découverte de Luther, dont le ministère a précédé la conversion de Calvin. Néanmoins, ce dernier est reconnu comme ayant été le seul parmi tous les Réformateurs à définir un système de pensée et un corps de doctrine global. Ainsi, les affirmations qui ont fait connaître la Réforme trouvent chacune leur source dans la pensée de Calvin :</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>À Dieu seul soit la Gloire, Soli Deo Gloria</em></h2>
<p>​La recherche de la Gloire de Dieu en toutes choses et le refus de tout ce qui pourrait y porter atteinte préoccupe Calvin d’une manière particulière. Dieu seul doit être ​adoré, l’idolâtrie sous toutes ses formes doit être discernée et bannie sans délai.</p>
<p>​C’est pourquoi il mettra l’accent sur la souveraineté absolue de Dieu. Cette souveraineté est source de sécurité, d’assurance tant pour le salut personnel que pour ​l’espérance pour le monde.</p>
<p>​Tout est placé sous le contrôle bienveillant du Seigneur, qui conduit tout à bonne fin pour nous.</p>
<p>​Toute autorité humaine doit reconnaître la souveraineté de Dieu et lui donner gloire. Les gouvernants doivent exercer leur mission en étant conscients qu’ils sont au service de Dieu.</p>
<p>​Dieu seul est Roi, c’est Lui seul que nous devons craindre. Tous les pouvoirs​ s’inclineront devant Sa Majesté.</p>
<p>​À nous de ne pas céder au pouvoir de quelque faux Dieu que ce soit, réussite, performance, profit, rentabilité, image, reconnaissance, raison, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>La grâce seule, Sola Gratia</em></h2>
<p>​L’amour inconditionnel de Dieu pour tout homme, indépendamment de tout mérite, nous place sur un pied d’égalité devant Dieu. Cette affirmation, qui interdit toute ​forme de ségrégation et de racisme de quelque nature qu’ils soient, demeure un ​fondement inébranlable pour le droit humain. Le refus de toute considération de ​personnes en raison de son sexe, de sa religion, de son origine ethnique ou sociale ​prend sa source dans le statut que Dieu nous a donné dès la création. Il ne peut être ​aboli par aucune autorité humaine, aucun pouvoir.</p>
<p>​C’est le fondement de la liberté. Nous pouvons nous approcher de Dieu et vivre sur la terre sans aucune crainte, la faveur de Dieu a été manifestée à notre égard en Jésus-​Christ, sa grâce nous libère et nous rend notre dignité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>La foi seule, Sola fide</em></h2>
<p>​La foi a toujours été le mode de relation que Dieu a voulu avec les hommes. Elle est ​le corollaire de la grâce. On ne peut que recevoir avec humilité le don gratuit qui nous ​est fait. La foi est donc la crucifixion de toute prétention humaine, en cela elle nous est ​insupportable. Nous considérons en effet l’acte de foi comme trop simple, trop ​enfantin pour les adultes que nous sommes. Pourtant, la foi qui procède du don de ​Dieu, est le signe de la reddition de tout notre être et de notre dépendance devant Dieu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>La Bible Seule, Solas Scripturas</em></h2>
<p>​La Bible en tant que Parole de Dieu, nous révèle qui est Dieu et quel est son projet ​pour l’humanité. Elle fait autorité sur toutes les sphères de la vie, puisqu’elle est la ​nourriture du Père pour nous. Notre attachement à la Parole de Dieu ne nous conduit ​pas à l’intégrisme, mais il se traduit par une recherche permanente de l’illumination du ​Saint-Esprit qui seule peut l’éclairer à notre cœur. Nous marchons humblement dans la ​fidélité à ce que nous avons compris, conscients de tous les mystères qui nous ​dépassent, mais confiants que Dieu nous révèle ce qui est nécessaire à notre salut.</p>
<p>​Nous ne brandissons pas notre interprétation de l’Écriture pour condamner ou pour affirmer notre bon droit, mais nous témoignons de ce que nous croyons dans la foi que ​la Vérité nous affranchit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>Se réformer sans cesse</em></h2>
<p>​Quelle audace que d’affirmer que l’institution doit se soumettre à l’Écriture ! ​L’Église ne détient pas la vérité, elle est au service de Dieu et doit constamment réévaluer sa vie et sa pratique à la lumière de la révélation. La tradition ne représente ​pas l’autorité suprême, l’Église est soumise à l’autorité de la Parole. Voilà qui donne ​du souffle, qui oblige à la réflexion, à la remise en question, et qui devrait nous garder ​de tout dogmatisme. Nous sommes en marche, tant sur le plan individuel que ​communautaire, toujours en quête de nous rapprocher de la volonté de Dieu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>Le sacerdoce universel des croyants.</em></h2>
<p>​C’est tout le système hiérarchique, pyramidal qui s’effondre ici. Nous ne dépendons pas d’une médiation humaine pour recevoir la grâce de Dieu, mais nous avons chacun ​un accès libre et immédiat à Dieu par le moyen de la prière et de la Parole. Puisse tout ​le peuple de Dieu être composé de prophètes, s’écriait Moïse dans le désert. Voilà qui ​est fait, par le baptême, chaque croyant est prêtre » disait Luther. Plus de distinction ​clergé/laïc, nous sommes tous membres du corps de Christ, avec un rôle certes ​différent, mais solidaire et complémentaire. C’est aussi le fondement sur lequel nous ​nous appuyons pour affirmer que chaque croyant est ministre de Dieu, que ce soit dans ​l’Église ou dans la société, par la profession qu’il exerce.</p>
<p>La modernité et la pertinence de ces fondements demeurent, ils sont toujours de nature à nous remettre en question. Ils constituent un excellent test auquel nous sommes appelés à nous soumettre en permanence. Il y va de l’avancée de la Réforme de Dieu dans nos vies comme dans notre nation ;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Jean-Marc Potenti</em></p>
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		<title>JEAN CALVIN 1509-1564</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:54:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jean Calvin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éléments biographiques. &#160; 1-Destiné à être théologien. &#160; Origine familiale Jean Calvin naît le 10 juillet 1509 à Noyon, en Picardie. Son père cumule plusieurs fonctions qui en font un notable de la ville : greffier communal, agent fiscal, secrétaire de l’évêque, etc.). Il décide de faire de son fils un théologien, tout en lui apprenant les manières qui pourront l’introduire dans la haute société. Sa mère, très pieuse, forme Jean Calvin aux exercices de dévotion. On remarque dès le départ de sa vie à la fois la piété et l’ambition que lui ont communiquées ses parents. Calvin se prête aux ambitions de son père et reçoit les encouragements du clergé. &#160; Études À 14 ans, il se rend à Paris pour poursuivre ses études en vue de devenir prêtre. Il passe un temps au Collège de la Marche, où il bénéficie des leçons d’un des meilleurs pédagogues de son temps, Mathurin Cordier. Puis il entre en 1524 au Collège de Montaigu, un des bastions de la résistance aux idées évangéliques qui se répandaient grâce à Luther et à d’autres. Il se soumet volontairement au régime ascétique : jeûne, méditation, travail excessif… Il devient Maître ès Arts en 1528. Pendant [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Éléments biographiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>1-Destiné à être théologien.</h2>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Origine familiale</h3>
<p>Jean Calvin naît le 10 juillet 1509 à Noyon, en Picardie.</p>
<p>Son père cumule plusieurs fonctions qui en font un notable de la ville : greffier communal, agent fiscal, secrétaire de l’évêque, etc.). Il décide de faire de son fils un théologien, tout en lui apprenant les manières qui pourront l’introduire dans la haute société.</p>
<p>Sa mère, très pieuse, forme Jean Calvin aux exercices de dévotion.</p>
<p>On remarque dès le départ de sa vie à la fois la piété et l’ambition que lui ont communiquées ses parents.</p>
<p>Calvin se prête aux ambitions de son père et reçoit les encouragements du clergé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Études</h3>
<p>À 14 ans, il se rend à Paris pour poursuivre ses études en vue de devenir prêtre. Il passe un temps au Collège de la Marche, où il bénéficie des leçons d’un des meilleurs pédagogues de son temps, Mathurin Cordier.</p>
<p>Puis il entre en 1524 au Collège de Montaigu, un des bastions de la résistance aux idées évangéliques qui se répandaient grâce à Luther et à d’autres. Il se soumet volontairement au régime ascétique : jeûne, méditation, travail excessif…</p>
<p>Il devient Maître ès Arts en 1528.</p>
<p>Pendant cette période passée à Paris, Calvin doit avoir entendu parler de « l’hérésie luthérienne ». Il y avait déjà eu des martyrs. (Cf. « La Réforme », éditions que sais-je?). A ce moment-là, Calvin n’est pas attiré par les idées des Réformateurs. Pourtant, malgré sa soumission à l’église, sa formation intégriste, il ressent un certain malaise face à la pratique des oeuvres qu’il commence à trouver contradictoire avec la grâce, comme il l’écrira beaucoup plus tard.</p>
<p>Il quitte Paris pour Orléans en 1528 pour suivre une formation de juriste. Ces études vont fortifier son esprit rigoureux et précis. Il est au contact d’un luthérien en la personne de Melchior Wolmar, son professeur, qui tente de le persuader. Calvin résiste.</p>
<p>Il s’impose toujours des règles ascétiques, malgré sa mauvaise santé. Il parle peu, il est très timide, alors qu’on le trouve affable, poli, éloquent.</p>
<p>Il est licencié ès lois.</p>
<p>En 1531, suite au décès de son père, il retourne à Paris et étudie la littérature au Collège de France, nouvellement fondé par François 1er.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2-La conversion</h2>
<p>Il a 23 ans, une grande culture et commence à se faire une place parmi les érudits comme Erasme.</p>
<p>À ce moment-là, Calvin s’ouvre aux idées des novateurs. Les idées des bibliens se répandent. Parmi eux, Lefèvre d’Etaples (1455-1536), qui dans ses travaux bibliques (explications, traductions) met en avant l’illumination personnelle, ce qui diminue l’autorité de l’église. Les écrits de Luther circulent. Marguerite d’Angoulême (soeur de François 1er), est gagnée aux idées des Réformateurs. Calvin admire son audace. La Réforme semble pouvoir se faire en douceur. On voudrait purifier l’église tout en évitant le schisme.</p>
<p>Un événement vient changer le cours des choses : le jour de la Toussaint (1er novembre 1533) Nicolas Cop, ami de Calvin, recteur de l’université, fait un discours lors de l’ouverture académique qui est en fait un sermon inspiré des thèses de la Réforme, abordant celle de la justification par la foi.</p>
<p>Certains historiens pensent que Calvin en est l’auteur, d’autres on, mais il l’aurait aidé. Nicolas Cop doit s’enfuir à l’étranger. Calvin se réfugie à Angoulême., puis à Nérac Poitiers et Orléans, où il a rencontré les Evangélistes. Il revient à Noyon, sa ville natale et il résilie tous ses bénéfices (bourses accordées par l’église). Il semble qu’on peut situer sa conversion à ce moment-là. En effet, à la différence de Luther, Calvin se livre peu, on a donc du mal à fixer l’époque de la conversion. Quand il passe à Noyon, le 4 mai 1534, et refuse les bénéfices de l’église, il renonce ainsi.</p>
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		<title>LES VALEURS DU ROYAUME DANS LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Quelle contribution chrétienne dans la construction européenne ? Comment nous situer ? Peut-on envisager une approche spécifiquement chrétienne qui motiverait notre engagement, nous servirait de repères pour l’évolution de l’Europe ? Nous avons choisi d’aborder ces questions sous l’angle des valeurs. Avant toute action, toute vision, tout programme politique, il faut poser un fondement comme le sage qui bâtit sa maison sur le roc. Si nous voulons être efficace, stratégique, nous ne pouvons pas considérer la dimension européenne comme allant de soi pour les uns, ou comme un mal nécessaire pour d’autres. Nous ne voulons pas d’un engagement par défaut. Pour que notre démarche soit une démarche positive, nous devons discerner les valeurs qui nous portent et qui peuvent donner à notre action une cohérence et un sens profond. Ces valeurs constituent une grille d’analyse qui permet d’approfondir notre réflexion et d’offrir une perspective d’espérance. Quelle perspective pour les nations ? L’union Européenne est une communauté de nations. S’interroger sur notre engagement au sein de cette communauté, c’est d’abord poser la question de notre vision pour toute nation. L’engagement à l’échelle européenne est nécessairement de la même nature qu’à l’échelle nationale. Il en est le prolongement, et dans ce sens, il [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page_container alignleft full">
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Introduction</em></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Quelle contribution chrétienne dans la construction européenne ? Comment nous situer ? Peut-on envisager une approche spécifiquement chrétienne qui motiverait notre engagement, nous servirait de repères pour l’évolution de l’Europe ?</p>
<p align="JUSTIFY">Nous avons choisi d’aborder ces questions sous l’angle des valeurs. Avant toute action, toute vision, tout programme politique, il faut poser un fondement comme le sage qui bâtit sa maison sur le roc. Si nous voulons être efficace, stratégique, nous ne pouvons pas considérer la dimension européenne comme allant de soi pour les uns, ou comme un mal nécessaire pour d’autres.<span id="more-267"></span></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Nous ne voulons pas d’un engagement par défaut. Pour que notre démarche soit une démarche positive, nous devons discerner les valeurs qui nous portent et qui peuvent donner à notre action une cohérence et un sens profond. Ces valeurs constituent une grille d’analyse qui permet d’approfondir notre réflexion et d’offrir une perspective d’espérance.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Quelle perspective pour les nations ?</em></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">L’union Européenne est une communauté de nations. S’interroger sur notre engagement au sein de cette communauté, c’est d’abord poser la question de notre vision pour toute nation. L’engagement à l’échelle européenne est nécessairement de la même nature qu’à l’échelle nationale. Il en est le prolongement, et dans ce sens, il nous renvoie à notre compréhension de la perspective biblique des nations.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Brièvement, il faut rappeler que :</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">– Les nations sont une réalité créée par Dieu : le commandement donné à l’homme et à la femme de remplir la terre incluait le développement de l’humanité. L’irruption du mal et du péché n’a pas anéanti cette responsabilité. Les nations ne sont pas une réalité qui aurait surgi indépendamment du projet initial de Dieu, elles en sont le fruit. La différence entre le projet de Dieu et la réalité historique après la chute, c’est que l’humanité va se développer sans Dieu, contre Dieu, témoin ce qui se passe à Babel.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">– Mais le projet de Dieu subsiste, puisque la rédemption accomplie par le Christ s’étend de l’individu à toute la création, y compris aux nations. (Col 1/.. Psaume 2). Les nations sont la sphère dans laquelle l’Eglise doit accomplir l’ordre de mission donné par Jésus, faire des disciples. Atteindre tout homme et donc toutes les nations, les ethnies, restera le mot d’ordre des apôtres et de l’Eglise.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">– Les nations subsistent après l’établissement du Royaume éternel. On les retrouve dans l’Apocalypse, elles ont donc une dimension éternelle.</p>
<p align="JUSTIFY">L’espérance du Royaume de Dieu, telle que nous l’avons formulée dans le paragraphe 7 du credo d’ID2R (LIEN) mentionne la création renouvelée sera le nouvel habitat de la nouvelle humanité. Cette espérance inclut la rédemption des nations : dans la perspective du renouvellement de toutes choses, les nations sont promises à un processus de guérison, magnifiquement imagé en <em>Apocalypse 22/</em><em>1 et 22/22.</em></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Il nous est certes difficile d’imaginer les modalités concrètes de la vie des nations dans l’éternité, comme il nous est difficile de cerner la vie individuelle après la résurrection. Toutefois, les textes bibliques nous en disent suffisamment pour donner un sens à notre engagement présent, fournir un cadre de réflexion, et enfin stimuler notre espérance. Notre travail n’est pas vain dans le Seigneur !</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Alors, Quelles valeurs ? </em></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Toutle monde, croyants et incroyants, s’accorde pour dire que le rôle de l’Europe est de rechercher et de travailler à la paix, la justice et la réconciliation. Ces notions fondamentales font bien sûr l’unanimité. Il faut tout de même rappeler leur enracinement biblique, preuves’ilen est deplus de l’imprégnation de notre culture par le message évangélique. Ellesappartiennentàla cultureuniverselle,personne ne songerait à les remettre en question. Nous n’avons donc pas à les défendre.</p>
<p align="JUSTIFY">Parcontre, nous devons en retrouver le sel… Est-ce que leur vulgarisation au sens positif du terme n’a pas pour effet de les affadir ? Nous sommes responsables de leur donner un contenu concret et pertinent. Comment donner du sens à nos valeurs, en gardant notre cadre de référence ? C’est tout l’enjeu de notre démarche. Il en va des valeurs de paix, de justice comme de la devise de la France, Liberté, Egalité, Fraternité. Employant les mêmes mots, nous ne parlons pas toujours des mêmes choses. Redonner du sens, du contenu, de la densité à ces valeurs doit rester notre objectif premier. A moins de cela, nous n’avons plus de message, nous nous fondons dans l’anesthésie d’un discours consensuel. Pire, nous contribuons à élever ces valeurs au rang d’absolu. Or, sans référence à la transcendance, mêmes les valeurs les plus nobles deviennent des absolus, et letotalitarisme n’est pas loin. Témoin lerisque de ladictaturede la tolérance qui interdit tout débat, touteconfrontation d’idées, même pacifique.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Je voudrais insister sur à la fois la limite et la beauté de notre démarche : nous devons laïciser notre discours par souci de communication, afin d’être entendu, sans pour autant perdre les fondamentaux de notre référence à Dieu.</p>
<p align="JUSTIFY">C’est pourquoi je vous propose de réfléchir sur ce que nous considérons comme l’essentiel de notre foi et de notre piété, tel que Jésus lui-même l’a défini. Alors que des spécialistes religieux lui demandaient quel était le plus grand commandement, Il répondra de manière magistrale en résumant toute la loi de l’Ancien Testament en deux paroles : « <em>Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur… et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » </em><em>Marc 12/29.</em></p>
<p align="JUSTIFY">Il reprend en fait deux paroles de Dieu, celle de <em>Deutéronome 6/4</em> pour le premier commandement, et <em>Lévitique 19/18</em> pour le second.</p>
<p align="JUSTIFY">Rappelons que ces commandements ne sont pas destinés à régir la relation entre Dieu et l’individu seulement. Il s’agit plutôt d’une alliance entre Dieu et le peuple qu’il a délivré de l’esclavage de l’Egypte. Après cet acte de salut par lequel il manifeste son amour pour le peuple d’Israël, ainsi que son opposition à toute forme de totalitarisme tel qu’il était pratiqué par le Pharaon. Dieu donne une réelle constitution au peuple d’Israël, il l’établit en tant que nation et lui donne les principes qui doivent régir sa vie sur tous les plans.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">C’est pourquoi ces commandements, avec le résumé magistral qu’en fait le Christ, ont pour nous une grande importance. Ils ne peuvent en aucun cas être relégués à la sphère privée, ils ont une portée politique et sociale. Ils montrent le chemin pour garder et grandir dans la liberté reçue.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Bien sûr, nous sommes en présence d’un peuple en Alliance avec Dieu, soumis à un régime est théocratique. Il est inutile de préciser que l’engagement politique chrétien ne peut en aucun cas viser la restauration de ce type de régime, ni de manière explicite, ni de manière implicite. Il faut à ce propos éradiquer tout rêve enfoui, toute racine de motivation qui nourrirait une telle vision. Le rôle de témoin, en tant qu’Eglise et en tant qu’individu se vit dans un régime démocratique et républicain, dans une laïcité choisie. Ceci reste au centre du positionnement biblique.</p>
<p align="JUSTIFY">Une fois rappelées ces réserves dues aux différences entre la position de l’ancien Israël et celle de nos nations européennes, le décalogue et les valeurs qui en découlent gardent tout leur sens en tant que grille d’analyse et de réflexion pour évaluer la politique d’une nation ou d’une communauté de nations.</p>
<p align="JUSTIFY">Trois repères nous sont donnés : – <em>la relation envers Dieu, – la relation envers soi-même et – la relation envers les autres.</em></p>
<p align="JUSTIFY">Il n’est pas inutile de dire que dans son résumé des commandements de Dieu, le Christ a choisi d’insister sur l’amour. Etonnamment, ce terme a été employé à plusieurs reprises dans les discours politiques récents, au cours la campagne présidentielle en particulier. Ceci nous offre un terrain favorable pour rappeler l’essentiel !</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>– </strong><strong>L’attitude envers Dieu, ou « tu aimeras ton Dieu »</strong></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Sur un plan politique et pour des raisons évidentes, il ne s’agit pas de demander aux pays de l’Union Européenne d’aimer Dieu….</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Par contre, il nous appartient de définir ce que nous attendons des nations en matière d’attitude envers la foi et envers les croyants, sachant que cela n’est pas sans lien avec l’attitude envers Dieu. Certes, le rôle de la politique n’est pas de régir la relation individuelle avec Dieu, mais de créer le cadre favorable à ce que chacun puisse jouir d’une réelle liberté de culte.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">C’est une façon d’aimer Dieu pour l’Europe, mais aussi pour toute nation.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">C’est la question de la liberté religieuse.</p>
<p align="JUSTIFY">On aurait aimé, si le projet de traité constitutionnel avait vu le jour, que les racines chrétiennes de l’Europe soient mentionnées. Sans revenir sur ce débat, peut-être plus complexe qu’il n’y paraît, et sans stigmatiser ceux qui se sont opposés à cette mention, on peut dire qu’il révèle une certaine attitude envers Dieu. Aujourd’hui, comme le rappelle Michel Camdessus dans son allocution au Petit Déjeuner de prière à la commission Européenne en décembre 07 <strong>(LIEN)</strong>, il est encore plus important que l’Europe incarne de manière réelle la foi chrétienne dans son engagement auprès des pays pauvres.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Le Conseil d’Eglises Chrétiennes en France, à travers ses co-présidents, écrivaient, à l’occasion du projet de traité :</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Nous nous félicitons de la reconnaissance par le Traité de l’identité particulière des Eglises et de leur contribution spécifique au débat public. L’Union s’engage à maintenir avec elles, ainsi qu’avec les organisations non confessionnelles, un dialogue ouvert, transparent et régulier. A défaut d’honorer le passé par une référence explicite à l’héritage chrétien, le Traité prend soin du présent et de l’avenir.</em></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Toutefois, les chrétiens ne peuvent pas demander aux nations ce qu’ils ne feraient pas eux-mêmes. Ainsi aimer Dieu, c’est avant tout la responsabilité des chrétiens européens. Or l’amour de Dieu, c’est aussi l’amour des frères…</p>
<p align="JUSTIFY">Travailler à tout ce qui rassemble, fortifie l’unité à l’échelle européenne relève de l’engagement des chrétiens.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Le rassemblement œcuménique européen de Sibiu en septembre 07 a permis de mesurer le chemin à parcourir vers la réconciliation et l’unité. Il s’agit d’un long processus, et au-delà des obstacles et des défis, nous ne devons pas perdre de vue que l’unité de l’Eglise en Europe est essentielle à la construction de l’Europe.</p>
<p align="JUSTIFY">Les petits déjeuners de prière, tant dans les différents parlements des pays membres qu’à la Commission Européenne ou au Parlement Européen sont des lieux où l’on met en œuvre ce commandement d’aimer Dieu. Quelles promesses dans ces rencontres personnelles autour du Christ, au-delà des différences de convictions et d’engagements politiques !</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>– L’attitude envers soi-même ou « tu aimeras ton prochain comme toi-même </strong></p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Cette parole nous rappelle que l’amour du prochain semble découler de l’amour de soi. Comme s’il était impossible d’établir une relation harmonieuse et constructive avec autrui avant d’être en bons termes avec soi ! Cela semble une évidence, mais quel concentré de psychologie en une seule phrase. On n’a pas fait mieux depuis cette parole du Christ.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">L’Europe devrait s’aimer elle-même ! Quelle traduction politique et sociale pour une telle valeur ?</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Sans encourager aucune forme de xénophobie, d’ostracisme ou une recherche de l’intérêt des pays membres qui serait à sens unique, cette dimension de l’amour de soi mérite qu’on en définisse les contours.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Elle touche la notion d’identité et de capacité à vivre en communauté.</p>
<p align="JUSTIFY">Christine Boutin écrivait dans la Croix du 26 octobre 04, titre <strong>Pour une Europe forte de sa propre identité : </strong>« La toute récente Europe des 25 doit d’abord se constituer un socle de valeurs communes, avant de l’élargir à d’autres pays, de culture et de religion historiquement différentes. »</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Elle rappelait que « c’est en étant forte de sa propre identité et de sa propre Histoire que l’Europe sera en mesure de découvrir et d’établir des relations avec d’autres pays de culture et de religion différentes. La peur de l’autre provient souvent d’un manque d’assurance quant à sa propre identité. Quand on ne sait plus qui l’on est et d’où l’on vient, la rencontre avec l’autre génère l’inquiétude et l’incompréhension. »</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">On parle beaucoup d’identité européenne, c’est une expression de cet amour de soi : se connaître, être en paix avec notre histoire commune, être au clair sur le vivre ensemble, c’est une façon de s’aimer.</p>
<p align="JUSTIFY">Travailler à l’identité européenne, dans le respect de l’identité de chaque nation, exige un travail de fond qui est loin d’être accompli. La gestion de la communauté européenne, avec ses urgences de tous ordres, ne permet pas toujours d’approfondir ces questions. Les générations passent, et le travail de rapprochement peut prendre du retard. Quel regard portons-nous sur les différents pays membres, en allant des proches voisins jusqu’aux plus lointains ? Cette connaissance mutuelle devrait être une des priorités, afin que <em>le faire</em> ne continue pas de prévaloir sur <em>l’être.</em> En tous cas pour leschrétiens. La dimension relationnelle est fondamentale dans le Royaume de Dieu. Si l’Europe n’intensifie pas tout ce qui permet un rapprochement des peuples et des cultures qui la composent, la réalité économique et demain politique repose sur un fondement fragile. La contribution chrétienne, c’est rappeler l’ordre des priorités, de chercher à les mettre en oeuvre.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">« S’aimer soi-même » en tant qu’Union Européenne, c’est accepter de placer l’intérêt général au-dessus de l’intérêt personnel/national. Tout intérêt national comme une fin en soi, ne peut que polluer le processus de construction et finalement le compromettre. L’Union Européenne nous offre un lieu favorable au dépassement des intérêts nationaux pour aller vers une recherche de l’intérêt général. Tout ce qui favorise la reconnaissance et l’appréciation mutuelles de la diversité européenne va dans ce sens.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">L’occasion nous est donnée de travailler tout ce qui est de l’ordre de la peur de l’autre, du racisme, ou toute forme de nationalisme. Il y a une grande différence entre l’amour pour sa nation, et la supériorité et le mépris des autres. Je peux être fier de ma famille biologique, mais sans que cela n’entraîne un jugement de valeur, ni supériorité par rapport aux autres.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">C’est pourquoi il est juste de rappeler en permanence que la motivation des pères fondateurs de l’Europe était l’établissement et le maintien de la paix entre des nations qui s’étaient fait la guerre pendant plusieurs générations.</p>
<p align="JUSTIFY">L’appartenance à cette communauté de nations est une chance pour l’ouverture. C’est un lieu d’apprentissage de la diversité, de la valorisation des différences perçues comme des expressions de la Gloire de Dieu et non comme des menaces. Afin de dépasser les antagonismes culturels, historiques, économiques, sportifs, etc.</p>
<p align="JUSTIFY">Les questions d’environnement entrent dans cette valeur : s’aimer, c’est aussi prendre soin des générations futures, c’est veiller à la transmission. Nous pouvons le faire en travaillant sur la préservation de l’environnement, comme une responsabilité pour nous-mêmes et pour les prochaines générations.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>– L’attitude envers les autres ou « tu aimeras ton prochain »</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Continent privilégié sur bien des plans, l’Europe ne peut esquiver sa mission au service des autres pays. A ce propos, je ne mentionnerai que la responsabilité de l’Union Européenne envers les pays émergents. Nous avons un devoir de solidarité.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">C’est là qu’on retrouve l’appel de Michel Camdessus à être de plus en plus l’incarnation de l’amour de Dieu pour les pays pauvres.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Toujours à l’occasion du débat sur le projet de Traité Constitutionnel, les co-présidents du CECEF (Conseil des Eglises Chrétiennes en France) écrivaient :</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em><strong>Une communauté de valeurs au service de l’homme</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY"><em>Le Traité énumère les valeurs qui fondent l’Union, à commencer par le respect de la dignité humaine. Il rappelle que l’Europe entend promouvoir la paix, la justice et le bien-être de tous. Il réaffirme la responsabilité et la solidarité de l’Union à l’égard du monde, renouant ainsi avec les intuitions premières de ses fondateurs</em><sup><em><a href="http://www.id2r.org/blog_mod/les-valeurs-du-royaume-dans-la-construction-europeenne/#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"></a>1</em></sup><em>. Enfin, le Traité intègre la Charte des droits fondamentaux, rendue juridiquement contraignante, et témoigne ainsi de la volonté de mettre l’homme au cœur de la construction européenne.</em></p>
<p align="JUSTIFY">Si le projet a échoué, l’esprit de cette remarque demeure à toujours. Mettre l’homme au centre c’est être fidèle à l’amour du prochain.</p>
<p align="JUSTIFY">Le Défi Michée, dont la vocation est de rappeler aux gouvernants les engagements du millénaire en vue de lutter contre la pauvreté dans le monde, incarne ce commandement à l’échelle planétaire. (<a href="http://www.defimichee.org/">www.defimichee.org</a>) LIEN. Le Défi Michée offre aux chrétiens l’occasion de jouer un rôle prophétique, tant auprès des gouvernants qu’auprès des populations.</p>
<p align="JUSTIFY">Ces trois valeurs sont à décliner dans chaque dossier, liberté religieuse, environnement, famille, politique sociale, accueil de l’étranger, etc. Elles sont destinées à servir de socle à tout projet, programme qui se veut nourri des valeurs du Royaume de Dieu.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Jean-Marc POTENTI.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Transforum ID2R.</p>
<p align="JUSTIFY">Valence, Octobre 07.</p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="http://www.id2r.org/blog_mod/les-valeurs-du-royaume-dans-la-construction-europeenne/#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym"></a>1Cf.DéclarationSchumandu9mai1950</p>
</div>
</div>
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		<title>L’approche socio-politique de l’Alliance Évangélique Européenne</title>
		<link>https://id2r.org/lapproche-socio-politique-de-lalliance-evangelique-europeenne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:49:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Nous affirmons que nous devons manifester l’amour de Dieu de façon visible, en nous occupant de ceux et celles qui sont privés de justice, de dignité, de nourriture et d’abri. Nous affirmons que la proclamation du Royaume de Dieu, royaume de justice et de paix, exige de notre part la dénonciation de toute injustice et de toute oppression, personnelle ou institutionnelle ; nous ne reculerons pas devant ce témoignage prophétique. » (Manifeste de Manille, affirmations 8 &#38; 9). L’Alliance Evangélique Européenne (AEE) est en plein accord avec ces deux affirmations, ainsi que les paragraphes 5 &#38; 13 de la Déclaration de Lausanne, portant sur « La responsabilité sociale du chrétien » et sur « La liberté et la persécution »1[1]. L’AEE croit que la manifestation du caractère et des valeurs de Dieu est au cœur de la foi chrétienne, annonciatrice du règne de Christ sur la terre et reflet du Christ roi. Les chrétiens sont appelés à montrer le chemin vers le Christ par des actions qui renforcent la justice et l’équité, par des actes de compassion envers ceux et celles qui sont dans le besoin et par leurs efforts pour s’attaquer aux causes sous-jacentes de ce besoin. Les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Nous affirmons que nous devons manifester l’amour de Dieu de façon visible, en nous occupant de ceux et celles qui sont privés de justice, de dignité, de nourriture et d’abri. Nous affirmons que la proclamation du Royaume de Dieu, royaume de justice et de paix, exige de notre part la dénonciation de toute injustice et de toute oppression, personnelle ou institutionnelle ; nous ne reculerons pas devant ce témoignage prophétique. » (Manifeste de Manille, affirmations 8 &amp; 9).</p>
<p>L’Alliance Evangélique Européenne (AEE) est en plein accord avec ces deux affirmations, ainsi que les paragraphes 5 &amp; 13 de la Déclaration de Lausanne, portant sur « La responsabilité sociale du chrétien » et sur « La liberté et la persécution »1[1]. L’AEE croit que la manifestation du caractère et des valeurs de Dieu est au cœur de la foi chrétienne, annonciatrice du règne de Christ sur la terre et reflet du Christ roi. Les chrétiens sont appelés à montrer le chemin vers le Christ par des actions qui renforcent la justice et l’équité, par des actes de compassion envers ceux et celles qui sont dans le besoin et par leurs efforts pour s’attaquer aux causes sous-jacentes de ce besoin. Les paroles seules ne suffisent pas : le commandement de Jésus « aimer son prochain » comporte des implications socio-politiques immenses.</p>
<p>Manifester le caractère de Dieu, être les ambassadeurs du Christ, constituent une tâche impossible à laquelle les chrétiens sont néanmoins appelés2[2]. L’AEE croit que l’action socio-politique chrétienne devrait toujours être enracinée dans : –</p>
<p>1. La dépendance sur Dieu. L’effort humain a de la valeur quand c’est Dieu qui lui en donne la capacité. La prière est cruciale.</p>
<p>2. L’humilité. Les êtres humains ne peuvent jamais parler pleinement et parfaitement au nom du Christ, car il est au delà de la pleine capacité de compréhension de n’importe quelle personne. Parfois les chrétiens risquent d’entacher la réputation du Christ et la diffusion de la Bonne Nouvelle par des actions et des paroles politiques inappropriées.</p>
<p>3. Les bonnes relations. Jésus recherchait la relation avec autrui, y faisant preuve de grâce en traitant chacun avec dignité. Il devrait en être de même de ses disciples ! Toute relation avec les personnalités politiques devrait viser à les bénir plutôt qu’à les ‘utiliser’.</p>
<p>4. Une largeur de vue. Les chrétiens devraient chercher à refléter Jésus aussi bien que possible : son sens de la justice et sa haine du péché, sa miséricorde face aux conflits et à l’oppression, sa compassion et son amour pour tous à chaque stade de la vie.</p>
<p>5. L’indépendance politique. Jésus était politique mais se tenait à distance des structures politiques. Les préoccupations du Christ transcendent les étiquettes « droite » et « gauche ». Aucun parti politique n’est jamais infaillible. Sur un plan individuel, les chrétiens peuvent et, peut-être même devraient, adhérer à des partis politiques, en y exerçant une influence positive. Cependant, l’AEE croit que les Eglises et les Alliances Evangéliques devraient être indépendantes des partis politiques et des gouvernements, exerçant leur responsabilité biblique et constitutionnelle en participant au processus démocratique et en cherchant à convaincre la société que les valeurs de Dieu sont ce qu’il y a de mieux pour tous.</p>
<p>6. La vérité et le professionnalisme. Les chrétiens fondent sur la vérité biblique leurs convictions et leurs objectifs politiques, en prenant soin toutefois de ne pas se servir des Ecritures dans le seul but de confirmer leurs idées politiques préconçues. Les chrétiens devraient toujours fonder leurs actions politiques sur la vérité politique, se refusant toujours à croire les simples rumeurs ou à faire des raccourcis dans le suivi et l’analyse d’une situation. L’AEE ne s’attend pas à ce que les hommes et les femmes politiques l’écoutent simplement parce qu’elle représente des millions d’individus et des milliers d’Eglises. Elle s’attend à être écoutée quand elle a quelque chose de pertinent à dire qui contribue au débat politique et quand ces idées sont présentées professionnellement.</p>
<p>7. La responsabilité. Entrer dans l’arène publique, en tant que chrétiens, est une vocation difficile. Pouvoir s’appuyer sur un groupe politiquement diversifié auquel on accepte de rendre des comptes est une sauvegarde utile. L’équipe socio-politique de l’AEE répond de ses actes et de ses paroles au Secrétaire Général et, partant, à tous les membres de l’AEE. Les travaux de l’équipe sont encadrés par le « EEA’s Public Policy Autorisation Team » de l’AEE, dont les membres sont approuvés par l’Assemblée Générale de l’AEE.</p>
<p>L’AEE croit que seul le retour de Jésus annoncera la fin de la bataille contre le mal et permettra la mise en place d’une société parfaite. Cependant, l’AEE est convaincue que le peuple de Dieu est appelé à être sel et lumière dans tous les domaines de la vie, faisant tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter la décomposition, exposer l’injustice et, au contraire, apporter à la vie saveur et espoir.</p>
<p>Les chrétiens agissant dans l’arène publique n’ont pas toujours apporté l’espoir. D’autres ont parfois choisi de se soustraire à leurs responsabilités publiques. Toutefois, l’AEE remercie Dieu pour les innombrables exemples de croyants chrétiens qui ont béni la société européenne tout au long des siècles. Jan Amos Comenius, en Bohème au 17e siècle, par exemple, a changé la manière dont étaient éduqués les enfants ; Elizabeth Fry, au 19e siècle en Grande Bretagne, a changé à jamais la manière dont étaient traités les prisonniers ; l’action de Joséphine Butler, aussi en Grande Bretagne au 19e siècle, a conduit à la mise en place de lois qui protégeaient les enfants de l’exploitation sexuelle et accordaient un minimum de droits aux prostituées ; Friedrich Wilhelm Raiffeisen, au 19e siècle en Allemagne, a créé des banques coopératives pour des milliers de fermiers pauvres.</p>
<p>L’AEE remercie Dieu pour les innombrables chrétiens qui, aujourd’hui encore, cherchent à marcher dans les traces de leurs précurseurs en tant qu’élus politiques, fonctionnaires, journalistes, éducateurs, activistes dans des groupes de pression, hommes et femmes d’affaires, médecins et autres.</p>
<p>L’AEE croit que les chrétiens sont appelés à la fois à proclamer et à être la Bonne Nouvelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Pour plus d’informations sur l’approche socio-politique de l’AEE en Europe, veuillez contacter</em></p>
<p><em>Julia Doxat-Purser, eea@community-house.co.uk</em></p>
<p><em>Pour plus d’informations sur le travail socio-politique de l’AEE à Bruxelles, veuillez contacter</em></p>
<p><em>Tove Videbaek, tove.videbaek@europeanea.org</em></p>
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		<title>Transforum</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:47:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Transforum de l’été 2006 a réuni près de 80 participants sur le thème de l’économie au service de l’homme. Vécues dans un cadre verdoyant, dans le site du « centre spirituel du Hautmont », les trois journées de séminaires se sont déroulés dans une atmosphère de grande convivialité, sous un soleil éclatant. Dennis Peacocke, Walter Dür, et Patrick Beeusaert étaient les trois principaux intervenants. L’enseignement de Dennis Peacocke, comme à son habitude, nous a confronté à la conception du monde selon laquelle la dimension économique des sociétés humaines a été voulue de Dieu car elle reflète son règne. C’est en suivant les principes économiques du royaume de Dieu que l’homme sera conduit vers une meilleure gestion de la création et vers une plus grande justice dans la répartition du travail, des biens et des richesses. Walter Dür a fait de son côté un exposé de la vision chrétienne du monde en la confrontant à l’évolution des grands courants philosophiques qui ont traversés l’histoire jusqu’à aujourd’hui. Ces rappels historiques et philosophiques nous ont permis de considérer combien la pensée post-moderne s’était éloignée de la vérité révélée dans les écritures, mais nous ont également ouvert une porte d’espérance montrant la profonde [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Transforum de l’été 2006 a réuni près de 80 participants sur le thème de l’économie au service de l’homme. Vécues dans un cadre verdoyant, dans le site du « centre spirituel du Hautmont », les trois journées de séminaires se sont déroulés dans une atmosphère de grande convivialité, sous un soleil éclatant. Dennis Peacocke, Walter Dür, et Patrick Beeusaert étaient les trois principaux intervenants.</strong></p>
<p>L’enseignement de Dennis Peacocke, comme à son habitude, nous a confronté à la conception du monde selon laquelle la dimension économique des sociétés humaines a été voulue de Dieu car elle reflète son règne. C’est en suivant les principes économiques du royaume de Dieu que l’homme sera conduit vers une meilleure gestion de la création et vers une plus grande justice dans la répartition du travail, des biens et des richesses.</p>
<p>Walter Dür a fait de son côté un exposé de la vision chrétienne du monde en la confrontant à l’évolution des grands courants philosophiques qui ont traversés l’histoire jusqu’à aujourd’hui. Ces rappels historiques et philosophiques nous ont permis de considérer combien la pensée post-moderne s’était éloignée de la vérité révélée dans les écritures, mais nous ont également ouvert une porte d’espérance montrant la profonde quête spirituelle de nos contemporains.</p>
<p>Patrick Beeusaert, quant à lui, nous a partagé son expérience de chef d’entreprise dans le style convivial qui lui est propre. Il a su, au travers de ce témoignage, nous communiquer de nombreux principes de management d’une entreprise gérée sous la conduite de l’Esprit de Dieu.</p>
<p>Merci encore à toute l’équipe d’organisation qui a su faire de ce rendez-vous un temps dont les différents aspects, spirituels, relationnels et intellectuels se sont déroulés dans la joie et la simplicité.</p>
<p>Alors, ne manquons pas le prochain Transforum !</p>
<p>Mouvaux du 14 au 16 juillet 2006</p>
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		<title>Calvin et l’économie</title>
		<link>https://id2r.org/calvin-et-leconomie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Calvin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intérêt de l’approche du réformateur sur ce sujet, c’est qu’il ne limite pas l’appel de Dieu pour chaque chrétien à la dimension strictement spirituelle. L’appel de Dieu pour le chrétien comme pour la création est de glorifier Dieu. Dans sa vision de la souveraineté de Dieu sur tous les domaines de la vie et de la création, il replace toute activité humaine dans la perspective globale du projet de Dieu : tous les domaines de la vie privée et de la vie publique doivent être soumis à sa Parole, ils sont tous sanctifiés pas la Parole. Aucune dichotomie ne doit exister entre la vie de piété et la vie professionnelle, chacun doit s’acquitter de sa responsabilité pour la Gloire de Dieu et pour l’amour du prochain, que l’on soit pasteur, magistrat, boulanger, etc. D’autre part, parce que la création a été donnée par Dieu à l’homme afin qu’il en prenne soin et contribue à son plein développement, toute la vie économique de l’humanité est fondée sur la solidarité, c’est l’une des bases de l’ordre naturel. Cette solidarité implique une certaine égalité dans la distribution des biens. Cette disposition voulue par Dieu dès l’origine n’est pas exempte des conséquences du péché. La rupture de relation entre l’homme et Dieu par la faute [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page_container alignleft full">
<p><strong>L’intérêt de l’approche du réformateur sur ce sujet, c’est qu’il ne limite pas l’appel de Dieu pour chaque chrétien à la dimension strictement spirituelle. L’appel de Dieu pour le chrétien comme pour la création est de glorifier Dieu. Dans sa vision de la souveraineté de Dieu sur tous les domaines de la vie et de la création, il replace toute activité humaine dans la perspective globale du projet de Dieu : tous les domaines de la vie privée et de la vie publique doivent être soumis à sa Parole, ils sont tous sanctifiés pas la Parole. Aucune dichotomie ne doit exister entre la vie de piété et la vie professionnelle, chacun doit s’acquitter de sa responsabilité pour la Gloire de Dieu et pour l’amour du prochain, que l’on soit pasteur, magistrat, boulanger, etc.</strong></p>
<p>D’autre part, parce que la création a été donnée par Dieu à l’homme afin qu’il en prenne soin et contribue à son plein développement, toute la vie économique de l’humanité est fondée sur la solidarité, c’est l’une des bases de l’ordre naturel. Cette solidarité implique une certaine égalité dans la distribution des biens.</p>
<p>Cette disposition voulue par Dieu dès l’origine n’est pas exempte des conséquences du péché. La rupture de relation entre l’homme et Dieu par la faute de l’homme, a rompu cet équilibre : la nature est soumise à des forces destructrices qui mettent en péril ses ressources, elle est livrée à l’égoïsme et à la convoitise des hommes pécheurs, les relations sociales sont aussi perturbées et désorganisées.</p>
<p>L’Église est le lieu dans lequel la rédemption est à l’œuvre au sein des relations sociales. C’est dans l’Eglise aussi que la justice est rétablie, comme une préfiguration de la restauration de l’humanité dans l’ordre à venir.</p>
<p>Pour ce qui concerne le temps présent, les chrétiens doivent contribuer au bien commun par la mise en valeur de leurs dons et la prise de leur responsabilité, dans l’obéissance et le respect des supérieurs, et cela sans aucune servilité. Les incapables et les profiteurs doivent être destitués sans ménagement.</p>
<p>On désigne très souvent Calvin comme le père du capitalisme moderne. Cette affirmation quelque peu abusive doit être corrigée par les affirmations suivantes.</p>
<ul>
<li>Calvin a mis l’accent sur la pratique de la justice,</li>
<li>il s’est élevé contre le profit injuste des usuriers de son temps,</li>
<li>il a dénoncé toute forme de tyrannie quelle soit politique ou économique</li>
<li>il a redonné au travail sa dimension de vocation divine</li>
<li>il a redonné à l’économie son rôle au service de l’homme.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>En ce sens, il apparaît comme novateur par rapport à son temps, sa pensée a été un facteur de promotion et de progrès social. Ses héritiers n’ont plu considéré l’argent comme impur, mais ils ont développé une culture de l’esprit d’entreprise et de la réussite.</p>
<p>Sa pensée économique garde aujourd’hui toute sa pertinence et mérite notre attention dans le contexte que nous connaissons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Jean-Marc Potenti.</em></p>
</div>
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		<title>Cyber Transforum</title>
		<link>https://id2r.org/cyber-transforum/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 15:43:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jean Calvin]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi un Cyber-Transforum ? Une innovation ? Non, ID2R ne cède pas au tout virtuel. Toutefois, pour l’année 2009, c’est la formule qui nous a parue la plus adaptée à nos possibilités. Nous sommes bien conscients que nous n’aurons pas le bénéfice de rencontres, d’échanges et de relations qui font la force de nos transforums, et nous le regrettons, mais le net nous offre néanmoins la possibilité de communiquer. &#160; Ces pages sont conçues dans le but de guider et d’alimenter notre réflexion autour de l’apport essentiel de Jean Calvin à la vision du Royaume de Dieu qui nous anime. Laissez-vous guider, à domicile, sans frais ou presque….. &#160; Que représente Calvin pour moi ? J’ai découvert la vie et l’œuvre de Calvin lors de mes études de théologie à la Faculté de Théologie Réformée d’Aix-en-Provence, au début des années 80. Honnêtement, mes premières réactions étaient très mitigées. Venant d’un milieu évangélique, je ne voyais pas pourquoi on faisait tant référence à ce théologien, dont je reconnaissais bien volontiers l’importance, sans toutefois mesurer l’immensité de son apport à l’Eglise. J’avais parfois l’impression d’être plongé dans le XVIe siècle, de faire un saut dans le passé sans pertinence réelle pour aujourd’hui. Il n’a pas fallu longtemps pour que ces réactions primaires [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://id2r.org/cyber-transforum/">Cyber Transforum</a> est apparu en premier sur <a href="https://id2r.org">ID2R</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi un Cyber-Transforum ?</p>
<p>Une innovation ? Non, ID2R ne cède pas au tout virtuel.</p>
<p>Toutefois, pour l’année 2009, c’est la formule qui nous a parue la plus adaptée à nos possibilités. Nous sommes bien conscients que nous n’aurons pas le bénéfice de rencontres, d’échanges et de relations qui font la force de nos transforums, et nous le regrettons, mais le net nous offre néanmoins la possibilité de communiquer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ces pages sont conçues dans le but de guider et d’alimenter notre réflexion autour de l’apport essentiel de Jean Calvin à la vision du Royaume de Dieu qui nous anime.</p>
<p>Laissez-vous guider, à domicile, sans frais ou presque…..</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que représente Calvin pour moi ?</p>
<p>J’ai découvert la vie et l’œuvre de Calvin lors de mes études de théologie à la Faculté de Théologie Réformée d’Aix-en-Provence, au début des années 80.</p>
<p>Honnêtement, mes premières réactions étaient très mitigées. Venant d’un milieu évangélique, je ne voyais pas pourquoi on faisait tant référence à ce théologien, dont je reconnaissais bien volontiers l’importance, sans toutefois mesurer l’immensité de son apport à l’Eglise.</p>
<p>J’avais parfois l’impression d’être plongé dans le XVIe siècle, de faire un saut dans le passé sans pertinence réelle pour aujourd’hui.</p>
<p>Il n’a pas fallu longtemps pour que ces réactions primaires et quelques peu arrogantes laissent la place à un commencement d’admiration qui n’a cessé de croître tout au long des années.</p>
<p>A la fin de mes études, j’avais déjà trouvé dans la théologie de Calvin la mise en mots de certaines intuitions ou révélations qui avaient marqué le début de ma vie chrétienne. Peu à peu, j’ai découvert le théologien qui savait donner un cadre, une vision cohérente de Dieu et du monde de nature à fonder la piété personnelle autant que l’engagement ecclésial et social.</p>
<p>Ce qui s’est ensuite construit en moi en termes de « vision du Royaume de Dieu » est clairement le fruit de cette rencontre.</p>
<p>Je médite souvent sur la notion de la souveraineté de Dieu sur toutes les sphères de la créationcomme de la vie personnelle, qui est un des éléments fondamentaux du calvinisme. Ou encore sur la justification par la foi seule, la grâce qui se reçoit par la foi, autant de vérités qui ont été des éléments déclencheurs d’un réveil et d’une réforme à l’échelle des nations. Nous n’en avons certes pas épuisé la profondeur et la puissance.</p>
<p>Bien sûr, les clichés et les a priori au sujet du Réformateur ne manquent pas. Raison de plus pour aller à sa rencontre en ayant un esprit et un cœur ouverts à ce que Dieu veut nous dire aujourd’hui par son message.</p>
<p>Je vous laisse poursuivre la route en vous souhaitant Bon Surf !</p>
<p>Pour vous aider à connaître Calvin, voici en quelques mots les temps forts de son histoire et son parcours. Il s’agit d’éléments biographiques et non d’une biographie complète. D’autres biographies vous sont proposés en complément par les sites proposés en lien.</p>
<p>les liens pour la biographie</p>
<p><a href="http://www.museeprotestant.org/Pages/Notices.php?scatid=2&amp;cim=-1&amp;noticeid=134&amp;lev=1&amp;Lget=FR">http://www.museeprotestant.org/Page</a><a name="_Hlt234395936"></a>s/Notices.php?scatid=2&amp;cim=-1&amp;noticeid=134&amp;lev=1&amp;Lget=FR</p>
<p><a href="http://www.protestants.org/index.php?id=31056">http://www.protestants.org/index.php?id=31056</a></p>
<p><a href="http://www.calvin09.org/997fa98a82598c863caa2f1ada6dbcd0/FR/calvin-bio/">http://www.calvin09.org/997fa98a82598c863caa2f1ada6dbcd0/FR/calvin-bio/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’homme Calvin</p>
<p>Pour connaître l’homme, et découvrir le sens de son engagement, voici deux articles  qui vous conduiront l’un dans la dimension humaine si souvent controversée, l’autre dans l’actualité de sa pensée.</p>
<p>Lien « L’homme Calvin »</p>
<p><a href="http://www.calvin09.org/media/pdf/bio/Detmers_Calvin-als-Mensch_F.pdf">http://www.calvin09.org/media/pdf/bio/Detmers_Calvin-als-Mensch_F.pdf</a></p>
<p>Lien « Qui était Calvin ? »</p>
<p><a href="http://www.calvin09.org/media/pdf/theo/Busch_Who_was_Calvin_F_cor_SW.pdf">http://www.calvin09.org/media/pdf/theo/Busch_Who_was_Calvin_F_cor_SW.pdf</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Pensée de Calvin</p>
<p>Présentation</p>
<p>Allons plus loin dans la pensée de Calvin…</p>
<p>En quoi son héritage est-il important pour nous aujourd’hui ?</p>
<p>Voici le rapport d’un colloque international réuni à Genève du 15 au 19 avril 2007</p>
<p><a href="http://www.calvin09.org/media/pdf/Materialpool/070524_P0_report_f.pdf">http://www.calvin09.org/media/pdf/Materialpool/070524_P0_report_f.pdf</a></p>
<p>Voici un résumé de la Vision biblique du monde selon Jean Calvin. Tiré de André Biéler, « La pensée économique et sociale de Calvin », Georg Cie S.A., Genève, 1961</p>
<p>(Le chiffre entre parenthèse indique la page), chaque chapitre de ce livre est résumé en un paragraphe. Cette présentation permet d’entrer dans la pensée de Calvin de manière synthétique, mais donne un aperçu de la pertinence et de la profondeur de sa vision. Nul doute que cette « introduction » vous donnera le goût de lire l’ensemble du livre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Calvin le Théologien</p>
<p>Présentation :</p>
<p>Huit leçons de théologie ! Voici les points forts de la théologie de Calvin présentés par des professeurs d’université, tels que la Gloire de Dieu, certainement l’accent le plus fort et qui sous tend toute sa vie, le rapport à l’Ecriture, les rapports entre l’Eglise et le Pouvoir.</p>
<p>Calvin reconnaît à l’Eglise et à l’Etat son rôle particulier, institué par Dieu, indépendant l’un de l’autre mais chacun redevable à Dieu. Cependant, l’Eglise a pour mission d’enseigner la loi de Dieu. Une vision moderne et pertinente de l’articulation entre les deux juridictions.</p>
<p>Si vous cliquez sur « autres textes » vous trouverez une présentation de la vision de Calvin sur la vocation de tous les chrétiens. Vocation générale qui est de « glorifier Dieu et servir les hommes dans la solidarité avec la création », et vocation particulière de chacun. « Dieu commande à chacun de nous de regarder sa vocation en tous les actes de sa vie. Chacun</p>
<p>donc doit réputer à son endroit que son état lui est comme une station assignée de Dieu… »</p>
<p>Chaque profession est élevée à la dignité de vocation, toutes les professions sont saintes et sont le moyen par lequel les chrétiens contribuent aux progrès du royaume de Dieu.</p>
<p>Vous trouverez là toute la saveur mais aussi les raisons de l’impact du calvinisme sur l’église et la société.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Réforme</p>
<p>Le site de la Fédération Protestante nous propose une présentation du Protestantisme en 6 affirmations fondamentales.</p>
<p>On retrouve dans chacune d’elles l’influence de Calvin, même si la justification par la foi a été la grande découverte de Luther, dont le ministère a précédé la conversion de Calvin. Néanmoins, ce dernier est reconnu comme ayant été le seul parmi tous les Réformateurs à définir un système de pensée et un corps de doctrine global. Ainsi, les affirmations qui ont fait connaître la Réforme trouvent chacune leur source dans la pensée de Calvin :</p>
<p>A Dieu seul soit la Gloire, Soli Deo Gloria</p>
<p>​La recherche de la Gloire de Dieu en toutes choses et le refus de tout ce qui pourrait​y porter atteinte préoccupe Calvin d’une manière particulière. Dieu seul doit être ​adoré, l’idolâtrie sous toutes ses formes doit être discernée et bannie sans délai.</p>
<p>​C’est pourquoi il mettra l’accent sur la souveraineté absolue de Dieu. Cette​souveraineté est source de sécurité, d’assurance tant pour le salut personnel que pour​l’espérance pour le monde.</p>
<p>​Tout est placé sous le contrôle bienveillant du Seigneur, qui conduit tout à bonne fin​pour nous.</p>
<p>​Toute autorité humaine doit reconnaître la souveraineté de Dieu et lui donner gloire.​Les gouvernants doivent exercer leur mission en étant conscients qu’ils sont au service​de Dieu.</p>
<p>​Dieu seul est Roi, c’est Lui seul que nous devons craindre. Tous les pouvoirs​s’inclineront devant sa Majesté.</p>
<p>​A nous de ne pas céder au pouvoir quelque faux Dieu que ce soit, réussite,​performance, profit, rentabilité, image, reconnaissance, raison, etc.</p>
<p>La grâce seule, Sola Gratia</p>
<p>​L’amour inconditionnel de Dieu pour tout homme, indépendamment de tout mérite,​nous place sur un pied d’égalité devant Dieu. Cette affirmation, qui interdit toute ​forme de ségrégation et de racisme de quelque nature qu’ils soient, demeure un ​fondement inébranlable pour le droit humain. Le refus de toute considération de ​personnes en raison de son sexe, de sa religion, de son origine ethnique ou sociale ​prend sa source dans le statut que Dieu nous a donné dès la création. Il ne peut être ​aboli par aucune autorité humaine, aucun pouvoir.</p>
<p>​C’est le fondement de la liberté. Nous pouvons nous approcher de Dieu et vivre sur la​terre sans aucune crainte, la faveur de Dieu a été manifestée à notre égard en Jésus-​Christ, sa grâce nous libère et nous rend notre dignité.</p>
<p>La foi seule, Sola fide</p>
<p>​La foi a toujours été le mode de relation que Dieu a voulu avec les hommes. Elle est ​le corollaire de la grâce. On ne peut que recevoir avec humilité le don gratuit qui nous ​est fait. La foi est donc la crucifixion de toute prétention humaine, en cela elle nous est ​insupportable. Nous considérons en effet l’acte de foi comme trop simple, trop ​enfantin pour les adultes que nous sommes. Pourtant, la foi qui procède du don de ​Dieu, est le signe de la reddition de tout notre être et de notre dépendance devant Dieu.</p>
<p>La Bible Seule, Solas Scripturas</p>
<p>​La Bible en tant que Parole de Dieu, nous révèle qui est Dieu et quel est son projet ​pour l’humanité. Elle fait autorité sur toutes les sphères de la vie, puisqu’elle est la ​nourriture du Père pour nous. Notre attachement à la Parole de Dieu ne nous conduit ​pas à l’intégrisme, mais il se traduit par une recherche permanente de l’illumination du ​Saint-Esprit qui seule peut l’éclairer à notre cœur. Nous marchons humblement dans la ​fidélité à ce que nous avons compris, conscients de tous les mystères qui nous ​dépassent, mais confiants que Dieu nous révèlent ce qui est nécessaire à notre salut.</p>
<p>​Nous ne brandissons pas notre interprétation de l’Ecriture pour condamner ou pour​affirmer notre bon droit, mais nous témoignons de ce que nous croyons dans la foi que​la Vérité nous affranchit.</p>
<p>Se réformer sans cesse</p>
<p>​Quelle audace que d’affirmer que l’institution doit se soumettre à l’Ecriture !​L’Eglise ne détient pas la vérité, elle est au service de Dieu et doit constamment​réévaluer sa vie et sa pratique à la lumière de la révélation. La tradition ne représente ​pas l’autorité suprême, l’Eglise est soumise à l’autorité de la Parole. Voilà qui donne ​du souffle, qui oblige à la réflexion, à la remise en question, et qui devrait nous garder ​de tout dogmatisme. Nous sommes en marche, tant sur le plan individuel que ​communautaire, toujours en quête de nous rapprocher de la volonté de Dieu.</p>
<p>Le sacerdoce universel des croyants.</p>
<p>​C’est tout le système hiérarchique, pyramidal qui s’effondre ici. Nous ne dépendons​pas d’une médiation humaine pour recevoir la grâce de Dieu, mais nous avons chacun ​un accès libre et immédiat à Dieu par le moyen de la prière et de la Parole. Puisse tout ​le peuple de Dieu être composé de prophètes, s’écriait Moïse dans le désert. Voilà qui ​est fait, par le baptême, chaque croyant est prêtre » disait Luther. Plus de distinction ​clergé/laïc, nous sommes tous membres du corps de Christ, avec un rôle certes ​différent mais solidaire et complémentaire. C’est aussi le fondement sur lequel nous ​nous appuyons pour affirmer que chaque croyant est ministre de Dieu, que ce soit dans ​l’Eglise ou dans la société par la profession qu’il exerce.</p>
<p>La modernité et la pertinence de ces fondements demeurent, ils sont toujours de nature à nous remettre en question. Ils constituent un excellent test auquel nous sommes appelés à nous soumettre en permanence. Il y va de l’avancée de la Réforme de Dieu dans nos vies comme dans notre nation.</p>
<p>Jean-Marc Potenti.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.protestants.org/index.php?id=31055">http://www.protestants.org/index.php?id=31055</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Liens</p>
<p><a href="http://www.protestants.org/">www.protestants.org</a> (site de la Fédération Protestante de France)</p>
<p><a href="http://www.calvin09.org/">www.calvin0</a>9.org ou <a href="http://www.calvin2009.fr/">www.calvin2009.fr</a> (site officiel de l’Année Calvin)</p>
<p><a href="http://www.librairiejeancalvin.fr/index.php/librairie/public/accueil">http://www.librairiejeancalvin.fr/index.php/librairie/</a></p>
<p><a name="_Hlt234383189"></a>public/accueil (site des librairies Jean Calvin)</p>
<p><a href="http://www.vbru.net/src/">http://www.vbru.net/src/</a> site Réformé confessant</p>
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		<title>FOI ET LAÏCITÉ DANS MON ENGAGEMENT POLITIQUE ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin_ID2R_zpo3f@ez87]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:41:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction : Aborder le thème de la laïcité, malgré les nombreux congrès, séminaires, etc. qui l’ont fait, non pas pour redire ce qui a déjà été dit, mais pour de réfléchir ensemble sur le sens et les modalités de l’engagement politique, lorsqu’il est vécu dans une dimension de foi, et de foi liée à la vision du Royaume de Dieu. Dans le contexte spécifique qui nous concerne. &#160; Rappel de la vision du RDD : la conviction de la souveraineté de Dieu sur toutes les sphères de la vie personnelle, sociale et politique. Cette souveraineté s’exprime par le fait qu’aucun domaine n’est en dehors du règne de Dieu et de sa volonté de bénir, de donner vie et de révéler des principes universels qui sont source de paix et de bien-être personnel et communautaire. En tant que citoyens du RDD, nous apprenons à vivre sous l’autorité de ces principes, toujours à découvrir, principes auxquels nous nous soumettons prioritairement. &#160; Comment concilier notre double-citoyenneté, et dans notre cas, notre double engagement, à savoir servir le Dieu du Royaume et servir la communauté des hommes. &#160; Pour aborder cette question, je propose trois aspects : Un exemple historique, comme référence Un fondement [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Introduction :</p>
<p>Aborder le thème de la laïcité, malgré les nombreux congrès, séminaires, etc. qui l’ont fait, non pas pour redire ce qui a déjà été dit, mais pour de réfléchir ensemble sur le sens et les modalités de l’engagement politique, lorsqu’il est vécu dans une dimension de foi, et de foi liée à la vision du Royaume de Dieu. Dans le contexte spécifique qui nous concerne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rappel de la vision du RDD : la conviction de la souveraineté de Dieu sur toutes les sphères de la vie personnelle, sociale et politique. Cette souveraineté s’exprime par le fait qu’aucun domaine n’est en dehors du règne de Dieu et de sa volonté de bénir, de donner vie et de révéler des principes universels qui sont source de paix et de bien-être personnel et communautaire.</p>
<p>En tant que citoyens du RDD, nous apprenons à vivre sous l’autorité de ces principes, toujours à découvrir, principes auxquels nous nous soumettons prioritairement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment concilier notre double-citoyenneté, et dans notre cas, notre double engagement, à savoir servir le Dieu du Royaume et servir la communauté des hommes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour aborder cette question, je propose trois aspects :</p>
<p>Un exemple historique, comme référence</p>
<p>Un fondement biblique de l’engagement politique en tant que chrétien</p>
<p>Quelques éléments de réflexion liés au contexte laïque</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1- Un exemple historique :</p>
<p>Il m’a semblé intéressant de faire part de la découverte récente (en ce qui me concerne) de Roger Williams (1603-1683), au travers des travaux de Jean Baubérot et de Jacques Buchold, présentés lors d’un colloque à la FLTE de Vaux-sur-Seine, et édités sous le titre « Laïcités, enjeux théologiques et pratiques ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je reprendrai quelques éléments de leurs interventions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Roger Williams peut être considéré comme un précurseur de la laïcité, en ce sens qu’il représente une position innovante, avant-gardiste, dans le contexte politique et spirituel de son époque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pasteur, il a fondé le premier état respectant pleinement la liberté de conscience dans les colonies anglaises, le Rhode Island.</p>
<p>Il utilisait la métaphore du bateau pour justifier la tolérance religieuse. Dans le bateau, il existe des contraintes pour le « vivre ensemble » : il faut que les gens s’accordent sur un certain nombre de tâches matérielles et sur le respect qu’ils se doivent les uns aux autres. Mais une fois le bateau arrivé à bon port, chacun a le libre choix de sa destination et peut emprunter les voies qu’il veut.</p>
<p>C’est l’affirmation de la nécessité d’une morale civile et d’une organisation politique communes pendant notre vie ici-bas, mais aussi la liberté d’aller au ciel par le vois qui semblent bonnes à chacun.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici une extrait du pacte qu’il a fait adopter en 1638 : <em>« nous dont les noms sont ci-dessous inscrits, résolus de nous établir en la ville de Providence, promettons de nous soumettre en obéissance paisible et active, à toutes les ordonnances et dispositions qui seront décrétées, avec l’approbation de la majorité des habitants présents, chefs de famille, unis pour constituer cette ville, et de tous autres qu’ils admettront dans la suite, dans l’intérêt général et pour le bon ordre public, et </em><em><strong>uniquement dans le domaine civil</strong></em><em>. » </em></p>
<p>Selon André Maurois, <em>« nul dans sa colonie ne pouvait être privé d’un emploi ou inéligible à cause de ses convictions religieuses. Sa petite république devint l’admiration du monde et l’abri des persécutés de toutes sectes. Contrairement à ce que se passait à Boston, chacun étai livre d’aller ou de ne pas aller à l’église le dimanche, de ne pas payer de taxes pour l’entretien de l’église, de se marier comme il l’entendait. »</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Roger Williams a fondé sa conception de la laïcité, non pas sur des considérations pratiques mais sur une exégèse biblique, sur l’étude de trois textes bibliques.</p>
<p>Ce qui fait dire à Jacques Buchold que <em>« la laïcité est fille, pour une part, de l’herméneutique chrétienne, de l’interprétation de l’Ecriture. »</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1) La parabole de l’ivraie (Mat 13.24-30, 36-43)</p>
<p>Cette parabole a joué un grand rôle dans les discussions sur les rapports entre l’église et l’état.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Roger Williams n’a jamais appliqué cette parabole à l’église, même pour excuser son imperfection, et ce contrairement à l’exégèse en vigueur à son époque. Il ne s’agit pas pour lui de dire que l’église sera toujours composée d’un mélange de blé et d’ivraie, et donc de confondre les frontières de l’église avec celles du royaume.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il l’appliquera au monde, en suivant d’ailleurs l’explication de Jésus lui-même (13.38).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le blé et l’ivraie cohabitent dans le même champ jusqu’à l’avènement du Fils de l’homme.</p>
<p>Le blé de la parabole, c’est le peuple du royaume, né de la semence prêchée et semée dans les diverses terres du champ que sont les hommes du monde entier. L’église est appelée à demeurer au milieu de l’ivraie jusqu’au dernier jour.</p>
<p>Les autorités civiles, responsables du champ qu’est le monde, n’ont pas à imposer la loi ou la discipline de l’église à ceux qui la refusent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>2) les armes du chrétien (2 Cor 10.3-6)</p>
<p><em>« Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes devant Dieu, pou renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève cotre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance au Christ. » </em></p>
<p>Roger Williams écrit : <em>« c’est la volonté de Dieu que depuis la venue de son Fils, le Seigneur Jésus, soit accordée à tous les hommes, dans toutes les nations et dans tous les pays, qu’ils soient païens, Juifs, Turcs ou anti-chrétiens, la liberté de conscience et de culte, et qu’ils soient combattus dans le domaine spirituel par aucune autre épée que celle de l’Esprit de Dieu, la Parole de Dieu qui seule peut vaincre. »</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour Williams, la foi ne peut provenir de la contrainte. Les armes spirituelles sont les seules qui soient en accord avec le combat du Royaume de Dieu.</p>
<p>Il prône une totale liberté pour tous les hommes, la prédication de l’évangile ne peut que réclamer la liberté de conscience pour tous. Il s’oppose ainsi aux contraintes religieuses imposées par ses contemporains puritains à leur communauté. Exemple : là Boston, on mettait on mettait au pilori pour avoir transgressé le sabbat, dans l’état du Massachussetts on décida que pour avoir le droit de voter, il faillait être membre d’église.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>3) la Jérusalem céleste (Gal 4.26)</p>
<p>Dans son combat contre les judaïsants, Paul oppose deux Jérusalem : la Jérusalem actuelle et la Jérusalem d’en haut, qui est la mère des croyants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il démontre que la capitale du peuple de Dieu de la nouvelle alliance est céleste, sa venue annoncée dans l’Apocalypse, est pour la fin des temps. Son but est de libérer les chrétiens issus du paganisme de toute autorité juive. Les chrétiens ne dépendaient plus de Jérusalem et de son Eglise comme les Juifs de la diaspora dépendaient de Jérusalem et de son temple.</p>
<p>La capitale des chrétiens est la cité céleste : pour être de bons chrétiens, il ne faut pas devenir de bons juifs et se faire circoncire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Du coup, aucun territoire national ne peut être considéré comme le pays promis. L’Amérique n’est pas le pays promis. La terre est laïcisée.</p>
<p>La société civile et l’église doivent être distinguées. Le rôle de l’état est de garantir la liberté de conscience et non de réprimer les hérétiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En conclusion, J. Buchold dit que la laïcité d’inspiration chrétienne reconnaît l’incompétence de l’état en matière religieuse et garantit pour tous la liberté de conscience.</p>
<p>Il pose la question suivante : si la laïcité est déracinée du terreau biblique, ne risquerait-elle pas de devenir intolérante en envahissant le monde de l’éthique et en exigeant des croyants une allégeance impossible, synonyme de trahison ?</p>
<p>2- La foi et la politique font-elles bon ménage ?</p>
<p>Avant de revenir sur le terrain de la laïcité, je propose de poser à nouveau la question de l’engagement politique en tant que chrétien, à partir de <em>Jér 29/4-7. </em></p>
<p><em>« Bâtissez des maisons et habitez-les ; plantez des jardins et mandez-en les fruits. Mariez-vous et engendrez des fils et des filles ; multipliez là où vous êtes et ne diminuez pas. Recherchez la paix de la ville où je vous ai déportés et intercédez auprès de l’Eternel en sa faveur, parce que votre paix dépendra de la sienne. »</em></p>
<p>Ce texte peut nous éclairer utilement sur la question fondamentale de la relation au monde et de l’engagement dans la société.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rappelons le contexte historique : Juda est en déportation à Babylone sous le règne de Neboukanetsar. Sédécias est désigné pour être roi de Juda. Les prophètes officiels annoncent que la déportation prendra fin dans deux ans. Jérémie tient un tout autre discours en exhortant le peuple à s’installer à Babylone. Jérémie est alors perçu comme un collaborateur.</p>
<p>Ce texte contient trois affirmations venant de Dieu :</p>
<p>Rechercher la prospérité de la ville</p>
<p>Intercéder auprès de Dieu pour cette ville</p>
<p>Ca sa prospérité sera la vôtre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Cette triple recommandation, avec un ensemble d’autres textes, fonde tout engagement du chrétien : qu’il soit économique, social, politique.</p>
<p>Jérémie exhorte les exilés à contribuer activement au développement de Babylone, malgré toute l’aversion qu’ils pouvaient avoir à son égard.</p>
<p>C’est un engagement actif, tourné vers la prospérité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Citoyens d’une autre cité que celle que nous habitons, il n’y aucune place pour l’indifférence, pour le retrait ou le jugement.</p>
<p>Nous sommes tenus de servir, de collaborer au bien, à la prospérité.</p>
<p>C’est la volonté expresse de Dieu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La vision du royaume de Dieu produit réellement une nouvelle relation au monde :</p>
<p>Le monde présent est et demeure la création de Dieu, sous le gouvernement de Dieu. Il est soumis à la loi de Dieu.</p>
<p>Dieu n’est pas absent de l’histoire du monde, il la conduit selon ses plans.</p>
<p>Dieu reste souverain, il n’a pas abdiqué, il a encore une intention et des projets de bonheur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le péché n’a pas anéanti le plan souverain de Dieu. La grâce générale par laquelle Dieu soutient le monde par sa parole et le préserve des effets intensifs du péché est un sujet d’actions de grâces. <em>(Héb 1).</em></p>
<p>Mais aussi enlève toute distance avec la société dans laquelle nous vivons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*Cet engagement se nourrit de prière : c’est en tant que croyant que nous sommes appelés servir.</p>
<p>La prière invite à se détourner de soi, à renoncer à notre égoïsme pour demander la faveur de Dieu sur la ville.</p>
<p>Cette prière pour la ville s’accompagne de la prière pour les autorités (1 Tim 2.1-2).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On voit ici que pour les croyants, l’engagement politique est indissociable de l’engagement spirituel, avec une certaine vision et Dieu et du monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il n’y a pas de séparation entre le sacré et le profane : la vie spirituelle d’un côté et la vie sociale et professionnelle d’un autre. Dieu règne sur toutes les sphères. La vie de piété doit imprégner tous les autres domaines de notre quotidien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle permet de relier par exemple le spirituel et le socio-politique : il n’y a pas le « spirituel d’un côté et la société d’un autre. Dieu règne sur l’église et sur le monde. Il veut même que l’église influence le monde.</p>
<p>De même pour la distinction entre ministère dans l’église et profession : chaque état correspond à un appel particulier de Dieu envers chacun. Toute profession doit être considérée comme un ministère, un service pour le royaume. La seule distinction qui existe se situe entre ministères de gouvernement (dans l’église) et ministères dans la société (les diverses professions).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La théologie du Royaume de Dieu est le fondement pour l’engagement du disciple et de l’Eglise dans tous les domaines de la vie personnelle, sociale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*Enfin, Dieu affirme qu’il y a une solidarité de destin entre le peuple de Dieu en chaque nation et la communauté humaine dans laquelle il évolue.</p>
<p>Juda est bénéficiaire des bénédictions que Dieu accorde à la nation.</p>
<p>H. Kallemeyn écrit qu’il <em>« s’agit d’une éthique religieuse radicalement différente de celle qui est pratiquée couramment dans le Moyen-Orient antique, où chaque ethnie adore ses dieux, consacrés à la défense de ses intérêts »</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet engagement est aussi fondé sur l’espérance du v11 : <em>« je connais les desseins que je forme à votre sujet, desseins de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir fait d’espérance ». </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Construire, planter, récolter, fonder une famille occuper une place dans la cité, implique l’espérance pour soi, pour la génération suivante, et pour la cité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La vision du Royaume de Dieu produit une perspective et une espérance.</p>
<p>Il est nécessaire de rappeler cette espérance : le royaume de Dieu dans sa phase finale est un ordre nouveau à venir, dans lequel les rachetés auront leur place. Il inclut le rétablissement du cosmos tout entier dans son état originel, c’est un renouvellement de la création. La transformation qu’entraîne le salut final s’étend à tous les domaines : personnel, social, cosmique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La terre renouvelée sera l’habitat particulier de l’humanité rétablie. Le salut futur n’est pas une existence désincarnée dans un ciel abstrait.</p>
<p>La vision néo-testamentaire du royaume est celle d’un ordre nouveau dans le futur. Même si le NT met l’accent sur la rédemption de l’homme, le rétablissement final de l’humanité est inséparable du rétablissement final de toute la création. La vision finale du salut est celle d’une communauté de personnes rachetées dans le contexte d’une création rétablie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’établissement du royaume éternel est la perspective finale : toute action humaine s’inscrit dans cette vision.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce monde a donc une destinée : il n’y a pas de place pour le nihilisme, ni pour le fatalisme.</p>
<p>Sur le plan personnel, le royaume signifie : résurrection, qui est l’aboutissement et le point culminant du processus du salut.</p>
<p>Il y a continuité entre le temps présent et l’éternité</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La pensée chrétienne est pleinement consciente de la chute et de ses conséquences, mais aussi de la rédemption et de la perspective du renouvellement. C’est la vision du monde à venir qui éclaire, oriente la présence dans le monde présent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>3- Les questions spécifiques :</p>
<p>Quelle laïcité ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La définition donnée dan la Constitution du4 octobre 58, article 2 :</p>
<p><em>« La laïcité assure l’égalité devant la loi française de tous les citoyens sans distinction de race, ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »  </em></p>
<p>La loi de 1905 dit : <em>« la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes…. »</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Néanmoins, on observe sur le terrain deux tendances qui s’opposent :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Celle de la laïcité comme institutionnalisation de la liberté de conscience, donc la séparation de l’église et de l’état, qui garantit à chacun la liberté de culte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Celle plus militante, qui vise plus ou moins explicitement à éradiquer toute spiritualité, toute notion religieuse de la scène publique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On retrouve la première approche dans des prises de position telles que celles de N.Sarkozy.</p>
<p>28 janvier 03.</p>
<p>A cette occasion, je tiens à vous faire savoir que je reconnais un rôle déterminant aux Eglises appartenant à votre fédération, comme aux Eglises en général, pour leur influence positive dans la paix sociale. Le fait social est postérieur au fait religieux dans l’ensemble des civilisations. Ce dernier est en train de reprendre la place que la modernité lui avait contestée.</p>
<p>Le fait religieux est l’un des ciments essentiels de la fraternité, entre les hommes et les femmes. En tant que ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, charge des cultes, en tant que citoyen, je vous exprime ma confiance et mon espérance pour poursuivre votre mission, dans le respect des valeurs de la République.</p>
<p>1<sup>er</sup> fév 04</p>
<p>Mais la laïcité n’est pas l’ennemi des religions, c’est tout le contraire. La laïcité, pour ceux qui aiment l’histoire, et qui de surcroît la connaissent, a été organisée justement  pour garantir à chacun de droit de croire, de vivre sa  foi et de la transmettre à ses enfants. C’est ça la laïcité.</p>
<p>La laïcité n’est pas la négation des religions, la loi de 1905 le dit bien dans son article premier: la République garantit l’exercice du culte, de tous les cultes, sans en privilégier aucun.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La seconde approche se retrouve dans certains propos comme ceux d’un ministre de l’éducation qui disait en février 04 <em>« toutes les religions ont dû ou devront encore faire un effort pour passer de la sphère publique où elles dominaient la vie politique à la sphère privée de l’intimité et de la conviction »</em>, ou encore dans des tracasseries telles que le refus d’accorder des bons CAF à des familles envoyant leurs enfants dans des colonies qui mettent dans leur programme un temps de prière, ou dans le refus d’un établissement scolaire de l’intervention d’une conférencière personne en raison de son engagement dans une association protestante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec des revirements inattendus : R.Debray et l’enseignement du fait religieux à l’école, fondé sur le constat de l’ignorance actuelle de l’héritage religieux de notre culture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est important de définir des lignes directrices.</p>
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<p>1- Première affirmation :</p>
<p>Il va sans dire que nous sommes pour une laïcité qui est tolérance, garantie de liberté pour tous, loin des communautarismes mais nous ne pouvons pas accepter une laïcité qui enferme la foi dans le domaine privé.</p>
<p><em>« Pourquoi faudrait-il que la conviction religieuse ne puisse s’exprimer que dans l’intimité ? La foi a une expression sociale, elle impose des choix de vie qui nous entraînent dans le débat public, sans que celui-ci se limite aux questions relatives à la naissance, la mort et quelques sujets éthiques. » J-A de Clermont.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>2 – Vigilance :</p>
<p>Nous ne devons pas ignorer le combat sans merci qui se livre en coulisses. L’Ecriture présente l’opposition radicale du royaume des ténèbres contre le Roi des rois, et ce combat dépasse le niveau individuel pour s’incarner dans les royaumes, états, gouvernements.</p>
<p>La rébellion humaine, caractérisée par la prétention à la divinité se manifeste à tous les niveaux de l’existence, jusqu’au totalitarismes des états persécuteurs des croyants.</p>
<p>L’antisémitisme et l’antichristianisme sont les deux combats phares de l’ennemi.</p>
<p>Plusieurs textes bibliques affirment le caractère inéluctable de la persécution, non comme une fatalité, mais comme une manifestation du plan destructeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans ce sens, la laïcité pourrait n’être qu’un mode de relations apaisées entre les deux royaumes, fragile, sans cesse remis en question.</p>
<p>Le combat pour la liberté demeure une préoccupation centrale (L’AEM a un ambassadeur permanent à l’ONU, chargé de la liberté de conscience et qui rend un rapport annuel sur l’état de la liberté dans le monde).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>3- Distinguer deux niveaux :</p>
<p>Sur la base de 2 Cor 10 et à la suite de Roger Williams.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le niveau politique : le vivre ensemble est fondé sur le respect de la liberté de chacun dans le cadre des lois, la responsabilité politique est l’organisation de la société de manière à favoriser la paix et le bien-être social.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le niveau spirituel : il est juste de combattre par la prière, par l’apologétique la foi dont nous avons hérité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ex : les témoins de Jéhovah</p>
<p>A moins que des pratiques sectaires ou mettant en danger la vie des individus ne soient avérées, ce qui est à l’appréciation de la justice, que faire sur le plan de la reconnaissance en tant que culte ?</p>
<p>Je ne reconnais pas les témoins de J comme une église chrétienne, dans le sens qu’ils ne partagent pas le corpus doctrinal commun aux chétiens. Dans ce sens, c’est pour moi une secte qu’il faut approcher sur un plan spirituel.</p>
<p>Néanmoins, sur un plan politique, à partir du principe de la liberté de conscience et e culte, ils doivent bénéficier d’un statut cultuel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On peut reprendre le même principe pour d’autres domaines.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>4- Comment envisager l’action sociale dans un contexte laïque ?</p>
<p>Selon la définition de John Stott, il y a une différence entre service social et action sociale.</p>
<p>Le service social concerne toutes les formes d’aides, d’engagement.</p>
<p>L’action sociale, c’est la recherche de la transformation des structures sociales, elle s’attaque aux causes des problèmes de société.</p>
<p><em>« Le but de l’action sociale est de permettre l’élaboration de lois qui rendent la vie de la société plus juste aux yeux de Dieu.</em></p>
<p><em>La fonction essentielle de la loi est de sauvegarder les valeurs acceptées par la société et de protéger le droit des citoyens. » P 105. Stott.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’engagement social chrétien inclut le service social comme l’action sociale.</p>
<p><em>« Sans une action politique appropriée, il n’est pas possible de répondre à certains besoins sociaux.</em></p>
<p><em>L’action politique (cette démarche d’amour qui cherche à ce que l’on fasse justice aux faibles et aux opprimés) tire sa justification des enseignements et du ministère du Christ. » P 106.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’action politique sur la base de convictions bibliques pose pour nous la question de la relation avec l’AT : comment aborder les lois de l’AT.</p>
<p>Est-ce que l’ancien Israël nous offre un modèle de société dont il faudrait suivre les lois, ou bien est-ce nous sommes sans modèles ? (E.Nicole : Laïcités, p 54).</p>
<p>L’église est le peuple de la nouvelle alliance, témoins du royaume à venir.</p>
<p><em>« Il y a des réponses de politique ou d’application particulière à donner comme membres de la communauté nouvelle, témoins du royaume qui va venir, et instruites par l’Ancien Testament de la manière dont Dieu gère la situation actuelle. » </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour cela, il est nécessaire d’interpréter l’aspect civil de la loi de l’AT.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il faut distinguer entre les différentes catégories de lois : cérémonielles, civiles et morales.</p>
<p>Les lois cérémonielles concernent le culte, les lois morales sont les principes de vies intemporels (le décalogue), les lois civiles régissent la vie du peuple.</p>
<p>Les lois cérémonielles n’ont plus cours ; la loi morale demeure, les lois civiles doivent être actualisées en discernant leur intention et leur objectif (respect de la personne, condamnation de l’exploitation de l’homme par l’homme, la justice, etc) et appliquées au contexte contemporain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Conclusion :</p>
<p>Le défi d’aujourd’hui est de développer une laïcité positive : ni défensive, ni réactive, ni conformiste, mais qui ouvre la porte pour une tolérance réelle, celle qui n’exclut pas la confrontation des idées tout en respectant les personnes.</p>
<p>Rencontre de Nîmes.</p>
<p>16-18 juillet 07.</p>
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